Cette association militante, à l’origine du débat sur la burqa dans les bassins grenoblois, collecterait des données, notamment sur l’ethnicité mais aussi les convictions politiques et religieuses.
Le parquet de Grenoble a annoncé mardi 17 mai avoir ouvert une enquête sur un signalement de la préfecture de l’Iser sur l’éventuelle existence de dossiers conservés par l’Alliance citoyenne au début du débat sur la burqa dans les bassins grenoblois. L’enquête porte sur “des faits d’enregistrement ou de stockage de données personnelles sensibles sans le consentement de la personne concernée, un crime passible de 5 ans de prison et de 300.000 euros d’amende”, a déclaré Eric Veylant dans un communiqué diffusé sur Whatsapp. Groupement des Parquets de Grenoble.
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La préfecture de l’Iser avait annoncé peu avant avoir saisi la justice pour faire la lumière sur “une information parue récemment dans plusieurs médias”, selon laquelle l’association dénommée Alliance Citoyenne conserverait et conserverait encore un certain nombre de fichiers contenant des informations de un caractère nominal dont l’existence et la possession sont soumises à un régime juridique protégeant les libertés individuelles et sous le contrôle de la CNIL ».
Collecte de données, y compris l’origine ethnique
Selon une enquête du Parisien publiée le 10 mai, cette association militante a collecté des données au cours de ses activités, notamment l’origine ethnique mais aussi les convictions politiques et religieuses.
Citizen Alliance s’est fait un nom en organisant plusieurs opérations de coup de poing dans les piscines grenobloises 2019 pour demander le port de la burqa. Cela a incité le conseil municipal à modifier lundi le règlement intérieur des piscines pour assouplir les restrictions vestimentaires. La nouvelle réglementation n’interdit que les shorts de bain. En effet, burqas, monokinis et maillots de bain contre les UV seront autorisés.
Pleinement contre la burqa, considérée comme un symbole du conservatisme religieux, l’opposition municipale a déposé mardi une plainte en référé auprès du tribunal administratif de Grenoble pour mettre fin au débat, qui a suscité une polémique nationale. Le ministre de l’Intérieur démissionnaire du gouvernement démissionnaire de Jean Castex, Gérald Darmanin, a indiqué mardi avoir instruit le préfet d’invoquer la discussion “laïcité” qui autorisait le port du “burkini” et, le cas échéant, d’exiger son retrait. .
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