France

Paiements illégaux en liquide à Fnac Darty : cinq administrateurs mis en examen

Cinq personnes ont été inculpées à Paris en septembre dernier, précisément pour “délits de blanchiment commis en bande organisée”, soupçonnés de transactions monétaires illégales au sein du groupe Fnac Darty, a-t-on appris mercredi de source.court, confirmant une information de Mediapart.

“Cinq personnes ont été mises en examen en septembre pour blanchiment d’argent en bande organisée et organisation criminelle. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire”, a indiqué une source judiciaire. Selon Mediapart, il s’agit de quatre responsables de magasins Darty et d’un responsable régional.

Le site d’investigation rappelle “l’existence d’un système de paiement en liquide présumé illégal dans une quinzaine de magasins Darty situés en Ile-de-France, qui méconnaît la loi et les obligations fiscales”. La “responsabilité de certains cadres supérieurs de Fnac-Darty” pourrait être mise en cause, précise encore le site.

Depuis 2015, le paiement d’un bien ou d’un service ne peut excéder 1 000 € en France, selon les règles du Code de la monnaie et des finances. Pour les personnes physiques non imposables en France, ce plafond s’élève à 15 000 €, uniquement pour les opérations dans le cadre privé.

“irrégularités”

Contacté, le groupe précise que “l’enquête en cours fait suite à des irrégularités constatées dans un nombre limité de magasins de l’une des filiales”, Darty.

“Le groupe a porté ces faits à la connaissance du parquet de Paris dès janvier 2021. Le groupe Fnac Darty a porté plainte pour des faits dont il est considéré comme victime”, a ajouté l’entreprise.

« Le groupe Fnac Darty et ses dirigeants coopèrent étroitement avec les autorités judiciaires chargées des investigations » et ont « mandaté un cabinet pour réaliser un audit. Le rapport d’audit a été envoyé après réception des tribunaux », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Mediapart a affirmé que “lors des deuxième et troisième interpellations” les magasins Darty vendaient dans toute la France “du gros électroménager (…) considérés comme des produits pas essentiels et interdit à la vente ».

Lors de la deuxième fermeture en France, ces rayons ont été « rendus indisponibles pour nos clients », a répondu le groupe, et leur vente « autorisée uniquement par achat en ligne, avec deux options : livraison à domicile ou retrait en magasin (click and collect) ».

“Nos magasins ont fait l’objet de nombreuses inspections de la part des autorités compétentes (DGCCRF – répression des fraudes, ndlr – et police) qui ont confirmé notre bonne application du cadre légal, sans sanctions”, a insisté Fnac-Darty.