Il y a quelque chose de beau qui se prépare au Québec demain, chez ces mères qui organisent cette marche “Pains et Forêts”. Si vous entendez l’écho de la marche des Pains et des Roses dans Pains et Roses, menée par Françoise David, vous ne rêvez pas. C’est désirable.
Posté à 17h00
C’est une union de deux groupes de mères devenues actives récemment. D’une part, Ma place au travail qui, comme son nom l’indique, nécessite plus de places pour garder des enfants dans la dernière année. De l’autre, les Mères du Front, qui préviennent d’une urgence climatique.
Depuis un an, Ma place au travail est dirigée par Miriam Lapoant-Gagnon. Mères au front, d’Anais Barbo-Lavalet, pendant deux ans. Pour la fête des mères, les deux femmes ont rêvé tour à tour d’action brillante.
PHOTO DE DAVID BOYLEY, ARCHIVES DE LA PRESSE
Anaïs Barbo-Lavalet
MLG a contacté ABL après avoir demandé à Françoise David si l’union des deux groupes était une bonne idée. C’est ainsi que Pain et Forêts est né.
Dans cette image, quelque chose relie les deux types d’anxiété qui occupent nos esprits. Soins immédiats (pain) : fin de mois, travail, maternelle. Soin existentiel (forêt) : la destruction de la vie, à la fois abstraite et concrète.
En parlant à Miriam, nous avons réalisé que nous avions atteint la limite de nous mettre en colère par nous-mêmes. Nous en avons marre de défendre nos petits seuls.
Anais Barbo-Lavalet, leader du mouvement Ma place au travail
Dans des entretiens séparés, les deux femmes me parlent de Françoise David avec un chaleureux respect. Impressionnante était Du pain et des roses, dirigée par Mme David en 1995, une marche qui a vu des milliers de femmes marcher vers Québec pendant dix jours. Mme David sera à Bread and Forests dimanche.
PHOTO PIERRE MCCANN, ARCHIVES LA PRESSE
La marche du pain et des roses, animée par Françoise David (non représentée), 26 mai 1995.
Miriam Lapont-Gagnon n’est pas une contemporaine de la Marche du pain et des roses, elle était enfant lorsque la présidente de la Fédération des femmes du Québec l’organisait. Mais elle a vu un documentaire sur l’événement : “J’ai trouvé ça incroyable et j’ai vu des liens à faire avec Mon lieu de travail. Dans les deux cas, il s’agit du déclin des femmes, de la lutte contre la pauvreté des femmes. »
Le lien entre garde d’enfants et pauvreté ? Eh bien, partout au Québec, les enfants n’ont pas leur place dans les maternelles. Résultat : statistiquement, la mère reste majoritairement à la maison pour s’occuper de l’enfant, le plus souvent c’est elle qui ne peut pas reprendre le travail, ce qui met sa carrière en suspens. Résultat encore : le manque de places crée une plus grande précarité financière chez les femmes…
PHOTO ALEN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE
Myriam Lapointe-Gagnon, fondatrice et porte-parole du mouvement citoyen Ma place au travail
Tant du côté de Ma place au travail que du côté de Mères au front, il y a la déception vis-à-vis des autorités politiques, l’impression obsessionnelle que dans les institutions pour enfants, en ce qui concerne les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’État a pas fait tout ce qu’il est possible de faire.
Anaïs : “Nos deux groupes se sont reconnus dans le sens où ils se sont trompés, qu’ils n’ont pas été reconnus. Quand les mères s’énervent, c’est parce que l’histoire touche à sa fin, on est près du mur. On s’est dit : on peut être amoureux d’une section… tous ensemble, qu’on sera plus fort, ensemble. »
Combien de personnes seront au Québec dimanche?
Le dirigeant de Ma place au travail reste prudent, espérant plusieurs milliers de personnes. “La réponse est au-delà de nos attentes”, a déclaré Miriam Lapont-Gagnon. Tout le monde embarque. Cela permet à nos deux mouvements de grandir. »
LA FINALE – Il y a quelques semaines je vous ai parlé de mon fils, dont l’équipe s’est qualifiée pour la finale après la demi-finale, qui semblait impossible à gagner. Cette chronique était plutôt du côté formateur du sport, où l’on retrouve des leçons de vie qui ne nous sont souvent révélées que des années plus tard…
Vous êtes nombreux à me poser des questions sur le final. Eh bien, selon la demande générale, le voici …
Défaite 2-0, défaite méritée.
Une leçon de vie ?
Ne jamais sous-estimer l’adversaire, je dirais.
Merci à tous les bénévoles de toutes les associations du territoire qui ont travaillé fort pour une autre belle saison de hockey, vous faites un excellent travail, groupe.
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