Parti à l’essai après s’être blessé au genou droit le 25 juillet, lors d’un exercice technique lors du camp d’entraînement de la Juventus Torino à l’université Loyola Marymount de Los Angeles, Paul Pogba a finalement choisi le risque et pris un raccourci.
Alors que la Juventus, à nouveau son employeur après son transfert cet été, souhaitait qu’il se fasse opérer du ménisque atteint, quitte à rater la Coupe du monde, l’international français (29 ans, 91 sélections) a préféré l’option la mieux conservée à ses yeux sur ses chances de disputer la troisième Coupe du monde de sa carrière au Qatar (21 novembre-18 décembre).
Après avoir envisagé de l’opérer sur place pour la lésion du ménisque latéral droit en Californie, la Juve a décidé de faire revenir Pogba pour se faire examiner à Turin, dans son centre médical, mais aussi à Lyon, au Centre orthopédique Paul-Santy, avec l’un des les spécialistes européens des maladies du genou, le Dr Bertrand Sonnery-Cottet. Cette rencontre à Lyon semble avoir poussé Pogba à opter pour une “thérapie conservatrice”, comme l’a dit un porte-parole de la Juventus hier, en début de soirée.
Les yeux du bleu
Ses deux choix initiaux ne lui convenaient pas : il ne voulait ni enlever le ménisque lésé par méniscectomie sélective, ce qui aurait entraîné un mois et demi à deux mois d’inactivité, ni suturer la zone atteinte sans toucher le ménisque, ce qui aurait impliquait une absence de trois à cinq mois et cela l’exclurait certainement de la Coupe du monde.
Concrètement, selon Tutosport, la “thérapie conservatrice” consiste en trois semaines en salle de sport et en piscine, puis deux semaines de travail individuel avant de revenir en groupe. Paul Pogba devrait donc être absent cinq semaines seulement si tout va bien et pouvoir préparer la Coupe du monde, que l’équipe de France débutera le 22 novembre contre l’Australie à Doha.
Apparemment, il a fait ce pari, en faveur des Bleus, au risque de fâcher la Juve, mais aussi au risque de ne pas être totalement guéri en refusant l’opération. Bien qu’il n’ait fait que 16 apparitions en 2022, dont deux avec les Bleus, pour un total dérisoire de 1 005 minutes d’action, il reste impliqué dans un procès fragile.
Son choix fait forcément écho à celui de Samuel Umtiti, qui a choisi de ne pas se faire opérer du genou gauche en 2018, préférant se donner une chance de devenir champion du monde, mais qui peine depuis à retrouver son meilleur niveau athlétique. En attendant, il semble peu probable que l’on revoie les Turinois avec les bleus fin septembre contre l’Autriche et le Danemark. Son horizon est depuis longtemps fixé au 22 novembre, au Qatar.
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