Combien êtes-vous exposé aux pesticides? L’association toulousaine Solagro a publié cette semaine une carte détaillant les régions les plus touchées par les pesticides. En 24 heures, il a été consulté plus de 40 000 fois.
Spécialisée dans les bons plans et la transition environnementale, Solagro a mobilisé trois personnes en trois mois pour réaliser cette carte.
Celui-ci évalue le niveau moyen d’utilisation des produits phytosanitaires dans les cultures par les communes pour l’ensemble du territoire de la capitale.
Solagro dévoile aujourd’hui sa carte de l’utilisation des #pesticides sur les terres agricoles par les communes. https://t.co/yGuDtLSftQ
Soyez le premier à rechercher ces données. pic.twitter.com/cfwlHcam7b
— Solagro (@Solagro_asso) 22 juin 2022
Quelle couleur pour votre ville ?
La carte (disponible à partir de ce lien) donne un aperçu rapide des pratiques agricoles dans la région. La fonction de recherche permet de visualiser plus facilement la situation dans une commune.
Sans surprise, le cœur de l’Ile de France, qui compte très peu de terres agricoles, est relativement épargné quand les terres à vignes ou à céréales (nord de la France, sud-ouest…) sont classées en rouge, voire violet.
Cette couleur est déterminée par l’IFT (indice de fréquence de traitement, c’est-à-dire le nombre de traitements phytosanitaires pour différentes cultures : céréales, viticulture, maraîchage et menuiserie).
Capture d’écran Solagro
A Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), par exemple, où la vigne est cultivée sur des terrasses escarpées en pleine montagne – rendant parfois difficile le passage au bio – l’IFT moyen se situe entre 5,36 et 10. En Aquitaine, les rendements élevés exigent qu’ils dépassent 10 …
Changer les politiques publiques
Le calcul a été effectué grâce à des croisements avec différentes sources officielles, telles que des informations municipales, des études du ministère de l’agriculture sur les pratiques agricoles, des déclarations d’agriculteurs bénéficiaires de la PAC et la base de données de l’Agence bio.
L’idée pour Solagro n’est pas de stigmatiser les agriculteurs qui utilisent des pesticides, comme elle l’a confié à France 3 Occitanie. Mais de faire preuve de plus de transparence “pour que la politique évolue dans le bon sens”.
“On devait réduire de 50% l’usage des pesticides en 2018, on l’a augmenté de 15%, donc on a repoussé l’échéance à 2025. On a des politiques publiques qui ne sont pas efficaces”, explique Philippe Pointero, délégué au développement et agronome chez Solagro, dans France 3 Occitanie.
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