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[PHOTOS] Un orignal perdu erre au Québec

Un orignal juvénile en quête de nourriture et poussé au centre-ville de Québec par l’étalement urbain, disent les experts, a réussi à semer les autorités dans un boisé près de l’Université Laval mercredi matin.

L’animal a été aperçu pour la première fois par un citoyen vers 4 h 40, près des bureaux de la Grande Allée Ouest de la RAMQ.

Photo gracieuseté du SPVQ

Le jeune orignal a été vu à plusieurs reprises dans le centre du Québec avant de semer les autorités dans un boisé près de l’Université Laval.

D’autres ont signalé sa présence devant le parc du Bois-de-Coulonge quelques instants plus tard avant qu’il ne lui attrape les pattes autour du cou.

Vers 6 heures du matin, le Service de police du Québec (SPVQ) l’a recherché près du PEPS de l’Université Laval.

Cependant, les autorités ont rapidement perdu sa trace lorsque la bête est tombée sur une zone boisée à l’est du campus.

« Rien n’indique que la bête ait été blessée ou qu’elle ait représenté un danger pour la population », a déclaré ce matin le porte-parole du SPVQ, David Poitras.

“Mais nous demandons aux citoyens, et notamment aux automobilistes, de rester vigilants lors de leurs déplacements dans la zone”, a-t-il indiqué, précisant qu’il s’était mis en relation avec la protection de la faune pour un renforcement.

chercher de la nourriture

L’orignal, dont la taille suggère un jeune âge, aurait cherché de la nourriture après avoir été rejeté par sa mère, selon Jean-Pierre Tremblay, professeur de biologie à l’Université Laval.

“C’est la période de l’année où les femelles ont des petits et où elles repoussent celles de l’année précédente qui vont devoir trouver abri et nourriture”, a-t-il expliqué. C’est là qu’ils feront de plus grands voyages. »

Le spécimen, qui a été vu au Québec, pourrait provenir de la périphérie nord, ainsi que de l’autre côté de la rivière, car la nage est loin d’être un obstacle pour cette espèce.

Selon le biologiste, il est fort probable que l’animal ait emprunté des “couloirs verts”, comme des espaces réservés au franchissement de lignes hydroélectriques.

Cela expliquerait comment il a réussi à aller si loin dans la ville avant d’être remarqué.

Situations plus répétitives

Cette situation n’est pas sans rappeler celle de l’ours polaire qui sillonnait un village de la Haute-Gaspésie en avril dernier, ou celle de l’ours noir qui s’était réfugié dans un arbre à Sainte-Foy en octobre 2019.

“Ce type de comportement est susceptible d’être plus fréquent, c’est inévitable. Principalement à cause de l’étalement urbain, mais aussi à cause de l’exploitation forestière », a expliqué Daniel Fortin, également professeur de biologie à l’Université Laval.

L’exploitation forestière augmente la disponibilité de nourriture pour les ours et les orignaux, ce qui augmente leur population et comme leur territoire est en constante diminution, les chances qu’ils se retrouvent en ville augmentent, a déclaré M. Fortin.

Pour les deux biologistes, il n’existe malheureusement pas de recette miracle pour enrayer ce phénomène.

Il suffit de ralentir la croissance des villes et d’éviter de se nourrir d’animaux sauvages.

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