France

Plus de 1 450 cas confirmés en France

La France compte 1 453 cas confirmés de virus du monkeypox, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires, ajoutant que cette augmentation importante ne devait pas être interprétée comme une “augmentation exceptionnelle” car elle impliquait un “rattrapage des données”.

“Au 19 juillet 2022 à 12h, 1.453 cas confirmés ont été recensés en France”, dont six femmes et deux enfants, indique l’agence Santé publique France sur son site internet.

Répandu dans toute la France

Sur l’ensemble des cas recensés, “678 habitants en Ile-de-France, 111 en Occitanie, 103 en Auvergne-Rhône-Alpes, 65 en Nouvelle-Aquitaine, 55 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 41 en Hauts-de -France, 25 en Grand-Est, 18 en Normandie, 15 en Pays-de-la-Loire, 9 en Bourgogne-Franche-Comt, 9 en Centre-Val-de-Loire, 9 en Bretagne et 1 en Martinique’ , détails FPS.

Parmi les cas étudiés, 78 % avaient une éruption génito-anale, 72 % une éruption sur une autre partie du corps, 76 % de la fièvre. De plus, 274 cas étaient séropositifs et 513 étaient sous PreP VIH.

Augmentation des cas

Face à une augmentation des cas de monkeypox et à la difficulté de retracer les chaînes d’infection, la France a annoncé il y a dix jours l’élargissement de la vaccination, qui est désormais proposée à titre préventif aux groupes les plus exposés, notamment les homosexuels et les bisexuels ayant de nombreux partenaires. , ainsi que dans d’autres pays.

Face aux critiques croissantes sur les difficultés de prise de rendez-vous, le gouvernement et les autorités sanitaires ont assuré la semaine dernière qu’il y avait suffisamment de vaccin antivariolique et que les doses arrivaient progressivement dans 70 centres.

commission extraordinaire

Le comité d’urgence de l’OMS se réunira jeudi pour déterminer les moyens d’arrêter l’épidémie de monkeypox, qui a dépassé la barre des 10 000 cas dans une soixantaine de pays, l’Europe étant l’épicentre.

La Commission européenne a annoncé lundi l’achat de 54.530 doses supplémentaires du vaccin au laboratoire nordique bavarois du Danemark, craignant une augmentation de “presque 50%” des cas dans l’UE en une semaine.

Cousin éloigné de la variole humaine, mais considéré comme beaucoup moins dangereux, le monkeypox guérit généralement de lui-même après deux ou trois semaines.