Dans son allocution devant l’Empire Club of Canada à Toronto, le ministre a d’abord souligné que la hausse du coût de la vie est un phénomène mondial alimenté par les effets durables de la pandémie de COVID-19, les blocus en cours en Chine et l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Elle a ensuite détaillé le plan du gouvernement Trudeau pour rendre la vie plus accessible, qui comprend une série de mesures issues des deux derniers budgets fédéraux, dont celui déposé en avril dernier.
Parmi ceux-ci:
- Augmenter les prestations pour les travailleurs au Canada de 1,7 milliard de dollars cette année;
- Augmenter la sécurité pour les personnes âgées (SV) de 10 %, offrant jusqu’à 766 $ en nouveau soutien à compter de juillet;
- Offrir un paiement unique de 500 $ à ceux qui ont de la difficulté à trouver un logement abordable;
- Réduire les frais de garde en moyenne de 50 % d’ici la fin de l’année et les amener à un coût moyen de 10 $ par jour d’ici 2025-2026;
- D’ici 2025, offrir des soins dentaires gratuits aux ménages canadiens dont le revenu est inférieur à 90 000 $ et, à compter de cette année, aux enfants de moins de 12 ans;
- Augmenter le Supplément de revenu garanti (SRG), les prestations du Régime de retraite du Canada, les prestations canadiennes pour enfants et le crédit pour TPS.
Les emplois sont nombreux et le commerce est en plein essor, a déclaré Freeland jeudi. Mais en même temps, de nombreux Canadiens ont plus de mal qu’avant de payer leurs factures à la fin du mois, a-t-elle admis.
La ministre Freeland s’est entretenue avec des hommes d’affaires de Toronto au sujet du plan du gouvernement pour lutter contre l’inflation. Il s’agit d’une série de mesures totalisant 8,9 milliards de dollars.
Photo : La Presse Canadienne / Cole Burston
Le mois dernier, Statistique Canada a déclaré que l’inflation annuelle avait atteint 6,8 % en avril. Il s’agit de son plus haut niveau depuis janvier 1991. L’Agence fédérale doit publier son rapport sur l’inflation en mai de la semaine prochaine.
Réchauffé, dit l’opposition
Le Parti conservateur du Canada (PCC) estime que le discours de Mme Freeland [montrait] méconnaissance fondamentale des causes de l’inflation.
Cette approche économique malavisée érode les revenus des travailleurs canadiens et ignore le principe le plus fondamental de l’économie : dépenser pendant une crise d’inflation ne fera qu’alimenter davantage l’inflation, affirment les critiques conservateurs en charge des finances et de l’industrie, Dan Albas et Gerard Deltel, dans une presse conjointe Communiqué publié jeudi après-midi.
Au contraire, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a appelé les libéraux à adopter de nouvelles mesures pour vraiment aider les familles ordinaires.
Parmi les mesures réannoncées par le ministre, l’indexation du crédit d’impôt pour la TPS équivaudra à seulement 7 $ cette année, précise le parti dans un communiqué. En fait, 7 $ ne permettront même pas aux 12 millions de personnes bénéficiant du crédit d’impôt pour la TPS d’acheter des poitrines de poulet.
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La Réserve fédérale américaine a relevé mercredi son taux d’intérêt directeur de trois quarts de point de pourcentage – sa plus forte augmentation depuis 1994, incitant les économistes à prédire que la Banque centrale du Canada suivra son prochain mouvement de politique monétaire le mois prochain.
La banque centrale canadienne a relevé son taux directeur d’un demi-point de pourcentage à deux reprises au cours des derniers mois, à 1,5% en juin, et son gouverneur, Typh McLem, a laissé entendre qu’il était prêt à intensifier si l’inflation élevée persistait.
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