L’ancien député du Vaucluse doit décider dans les prochains jours s’il est candidat aux législatives ou non.
Marion Marshall tente de calmer la situation. Suite à la défaite de Marin Le Pen dimanche 24 avril, l’alliance entre le Rassemblement national et la Reconquista !, en vue des législatives, semble impossible. Et avec raison. Si Eric Zemmour s’est tourné vers le Parti de la Flamme pour déposer des candidatures communes en juin prochain, il s’est également prononcé contre le candidat, regrettant que ce soit “la huitième fois que la défaite frappe Le Pen”. Mardi matin sur RTL, Marion Marshall a tenu à nuancer ces propos.
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« Évidemment, s’il est fait état de défaites successives et douteuses, cela n’enlève rien au mérite que depuis des décennies Jean-Marie Le Pen, à contre-courant, se bat pour la lutte nationale. Et cela n’enlève rien au mérite de Marin Le Pen, qui a poursuivi ce combat”, a révélé la nièce du candidat nationaliste, qui a rejoint la Reconquête ! pendant la campagne. “Je ne crois pas que le fait qu’Eric Zemmour ait fait ce constat sans en même temps rappeler ce mérite, ce que je voudrais faire, puisse justifier le fait d’abandonner l’idée d’une telle union”, a-t-elle poursuivi.
“Au moins 148 députés”
Eliminée dès le premier tour avec 7,07 % des suffrages, l’ancienne polémiste a souvent mené une campagne brutale contre Marine Le Pen avant d’appeler finalement à voter contre Emmanuel Macron. Désormais, c’est par la formation d’une union du camp national qu’Eric Zemur espère faire élire des députés lors des législatives et assurer la survie de son jeune parti. Une option dans laquelle les membres du RN balaient tour à tour, appelant au rassemblement mais s’opposant aux “accords de parti”.
Malgré ces refus, Marion Marshall continue de polir ses armes en faveur d’une alliance. “Ce que je trouve problématique dans ce que j’assiste depuis quelques jours, c’est d’essayer de trouver un prétexte à des phrases ou des poses qui s’écartent du problème principal, à savoir qu’en juin juin prochain, il est possible de voir” non seulement la majorité du macronisme entrent en affaires, mais peut-être le premier groupe d’opposition constitué par le bloc de Jean-Luc Melanchon, qui est un bloc d’extrême gauche », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : “Je crois qu’on trouve surtout des excuses pour ne pas appliquer cette union.”
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Or, selon les anciens élus, un syndicat réunissant Reconquête !, RN et Debout la France permettrait “au moins 148 députés, voire une majorité relative”. Marion Marshall tente aussi de garantir des garanties en assurant qu'”évidemment, dans une alliance de différents mouvements politiques, les modalités se font en fonction du poids électoral de chacun”. “Naturellement, le chef est celui qui a obtenu le plus de voix à l’élection (…), personne ne l’a contesté”, a-t-elle déclaré.
Pourtant, l’ancienne députée du Vaucluse ignore son avenir personnel. Il contribuera certainement à “construire le mouvement pour la Reconquista !” et travaillera en soutien aux candidats aux législatives. Mais la question de savoir si elle se présentera seule n’est pas claire. Confrontée à des « contingences personnelles », Marion Marshall « n’est pas sûre de pouvoir entrer sur le terrain à 100 % » et doit donc prendre une décision dans les prochains jours. Si elle choisit de retourner à la campagne, sa forteresse Carpentras doit être son lieu de prédilection.
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