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Pourquoi est-ce important. Vers 10% d’inflation d’ici la fin de l’année dans les rayons des supermarchés

Un bond de 24,5% pour les viandes et volailles, 18% pour les pâtes… Les produits vendus en GMS ont été durement touchés par l’inflation, qui a atteint environ 7% dans les rayons en août pendant un an et pourrait monter à 10% d’ici la fin. de l’année. Dans un communiqué publié jeudi, le principal spécialiste de la vente au détail NielsenIQ a noté que “les augmentations de prix des produits de consommation se sont poursuivies à un rythme comparable à celui de l’année en cours”.

Quel taux d’inflation ?

“L’inflation n’a pas pris de vacances en juillet/août”, note NielsenIQ, qui note une hausse du prix moyen des biens dits de consommation – ceux que les ménages achètent régulièrement dans les supermarchés – de 6,6% en août.

“La prévision d’inflation de +10% jusqu’à fin 2022 se confirme”, note NielsenIQ, selon qui toutes les catégories de produits se sont vendues en août à un prix plus élevé qu’un an plus tôt.

Autre spécialiste de la mesure des prix des supermarchés, l’IRI a quant à lui estimé que les biens de consommation et les produits frais augmenteraient de 7,9% en août, dans un baromètre publié jeudi par le média spécialisé LSA.

Quels produits ont le plus augmenté ?

Les catégories de produits dont les prix ont le plus augmenté sont la viande, la volaille et la charcuterie avec une croissance de 24,5 %, les pâtes (+18,3 %), les essuie-tout (+16 %), l’huile (+15,7 %), le beurre, la margarine et la crème fraîche ( +13%).

Les produits premiers prix et ceux dits “de marque distributeur”, c’est-à-dire créés par les marques qui les commercialisent, ont connu des augmentations de prix de plus de trois points de plus que les produits de marques nationales, a encore noté NielsenIQ. Cela tient notamment au fait que le coût de production et les intrants agricoles, très inflationnistes à partir de mi-2021, représentent une part plus importante de leur prix par rapport à la marque nationale, où les coûts de commercialisation sont plus importants.

Le panéliste note que “les catégories d’été sont moins affectées par l’inflation que les moyennes”. Par exemple, les prix des glaces ont augmenté de 2,53 % entre juin et août, la bière de 1,87 % et les insecticides de 1,25 %.

Quel impact sur les ménages ?

En juin, l’Observatoire de l’inflation des 60 millions de consommateurs du magazine, dont l’institut NielsenIQ est partenaire, estimait l’impact de ces hausses de prix de 7 % à 30 € de dépenses supplémentaires par ménage et par mois.

Pour faire face, les consommateurs réduisent leurs effectifs, se débarrassent de certains produits considérés comme moins prioritaires ou se tournent vers des marques considérées comme la meilleure proposition de valeur.

De son côté, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a déclaré mercredi sur France 5 qu'”il ne faut pas attendre une amélioration sur le front de l’inflation avant le début de 2023″.