Après leur victoire tranquille contre les Pays-Bas dimanche dernier, à Rouen, l’équipe de France a poursuivi sa préparation pour l’Euro 2022 avec un déplacement périlleux en Italie, à Bologne. Un remake du quart de finale des derniers JO, lors duquel les hommes de Vincent Collet se sont encore imposés face à leur voisin transalpin (78-77). Non sans appréhension…
Les Bleus ont pris leur temps pour entrer dans leur match en premier. Trop chers et incapables de trouver de bonnes positions de tir en raison de la mobilité et de l’activité défensive adverse, ils ont permis à la Squadra Azzurra de prendre l’avantage (19-13). Après Simone Fontecchio, une nouvelle aile du jazz, réussie de loin. En sortant du banc, Nico Mannion a aussi fait mal à ses défenseurs, entre sa vitalité et ses arabesques (comme dans cet alley-oop pour Paul Billiga).
Dans le deuxième quart-temps, le dynamique et spontané Nico Mannion a continué de semer le trouble en France, toujours statique et prévisible au niveau offensif. Enfin, deux paniers d’Elie Okobo et l’énergie d’Isaïa Cordinier ont relancé le vice-champion olympique en titre, enfin capable d’aller vite en contre-attaque ou de tirer des fautes de pénétration (et donc des lancers francs). Pour tenir le coup (36-36), les joueurs de Gianmarco Pozzeco comptent sur leur qualité de tir extérieur.
Le duo Fontecchio/Gallinari correspond au duo Gobert/Yabusele
Au retour des vestiaires, les deux équipes se sont mises à jouer à égalité, chacune s’appuyant sur ce qui faisait sa force avant la pause. A savoir les paniers de l’inarrêtable Simone Fontecchio dans le camp italien et l’intensité du trio de réservistes Eli Okobo – Isaiah Cordinier – Vincent Poirier dans le camp français.
Pourtant, alors qu’ils limitent leurs pertes sur le ballon sans perdre d’adresse, on sent que les Bleus prennent de la vitesse, comme un diesel (54-50).
Dans l’acte final, porté par le travail de Vincent Poirier à l’intérieur, la France a marqué le match de son empreinte et a très vite viré à +7. Le problème, c’est que le vétéran Danilo Gallinari gagne en confiance et que Simone Fontecchio reste insaisissable, c’est suffisant pour ramener l’Italie au contact, pour le plus grand plaisir du public. En face, le duo Guerschon Yabusele – Rudy Gobert déploie ses muscles sous les panneaux. Pas de quoi toutefois empêcher l’expérimenté Gallinari d’égaliser à 23 secondes de la fin pour envoyer tout le monde en prolongation (69-69).
Dès lors, dans le temps additionnel, les Français continuaient de s’appuyer sur leurs positions intérieures Rudy Gobert et Gershon Yabusele, qui continuaient de s’attirer des fautes.
Ces diables de Danilo Gallinari et Simone Fontecchio leur répondent à nouveau de la meilleure des manières. Ce n’est qu’un match amical, mais le contact est rude et les huées ne manquent pas. Les lancers francs se succèdent, mais les troupes de Vincent Collet ne parviennent pas à en tirer parti, laissant à Nico Mannion l’occasion de donner la victoire aux siens à 15 secondes de la fin. Manque un tir à mi-distance qui offre la victoire aux visiteurs (78-77) !
Après une prestation au ralenti, les Bleus de Rudy Gobert (15 points, 7 rebonds), Vincent Poirier (14 points, 13 rebonds), Eli Okobo (11 points) et Gershon Yabusele (11 points) se sont imposés de justesse face aux Italiens. Les Italiens, emmenés par Simone Fontecchio (24 points) et Danilo Gallinari (13 points), mais trop indisciplinés pour espérer s’imposer alors qu’ils avaient la place.
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