En bas des sondages, le Parti québécois (PQ) s’autoproclame déjà «l’équipe de Cendrillon» qui «surprendra» le 3 octobre. Le chef Paul Saint-Pierre Plamondon s’est ouvertement décrit comme un « outsider » qui « ne lâche rien » au premier jour de la campagne électorale.
Posté hier à 13h37.
Fanny Lévesque La Presse
Le chef du PQ a lancé sa campagne dans le parc de la Promenade-Bellerive à Camille-Laurin (anciennement Bourget), où il tente de se faire élire pour la première fois. Il a choisi l’ancien fief du père de la Charte de la langue française pour entrer à l’Assemblée nationale. La défense française sera également au cœur de sa campagne.
« Montréal fait partie du Québec, Montréal est une ville francophone et Montréal a toujours été reconnue pour son caractère sécuritaire et calme. […] Cette campagne pour l’est de Montréal portera sur les Français fragilisés, la sécurité fragilisée », a lancé le chef à un groupe de militants.
Paul Saint-Pierre Plamondon s’en est ensuite pris aux résultats de la Coalition avenir Québec (CAQ) avec l’adoption du projet de loi de réforme 101 (projet de loi 96), qu’il jugeait insuffisant et l’annonce d’investissements supplémentaires « le jour du début des élections ». ” pour contrer l’épidémie de violence armée qui secoue la métropole.
PQ deviendra « l’équipe qui sera beaucoup plus loin que ce qu’on prévoyait », a confirmé Paul Saint-Pierre Plamondon.
Nous sommes des personnes réelles, authentiques et dignes de confiance et cela fera de nous l’équipe Cendrillon du tournoi.
Paul Saint-Pierre Plamondon, chef du PQ
M. St-Pierre Plamondon, quant à lui, a reproché à la CAQ d’être un “parti arrogant qui ne cesse de faire de la publicité et de la vantardise” et qui “recrute des candidats en limousine”.
“Le prince charmant, c’est l’indépendance, le français, l’environnement… Toutes les questions qui nous tiennent à cœur, la dignité de nos aînés… Nous avons plusieurs princes charmants qui sont ignorés par le gouvernement caquiste”, a ajouté le chef péquiste, prenant un stand alone au jeu poussant son analogie sportive un peu plus loin à la demande des journalistes.
Le parti politique est au plus bas des intentions de vote. Selon le dernier Léger publié samedi dans les médias québécois, le Parti québécois recueille 9 % des intentions de vote. Seulement 4 % des votants étaient d’avis que Paul Saint-Pierre Plamondon serait aussi le meilleur premier ministre, toujours selon le sondage.
PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE
Paul Saint-Pierre Plamondon
“Ce n’est pas la première fois de ma carrière politique que je me retrouve dans la position d’outsider (celui que personne ne voit gagner) […] J’ai souvent démontré que j’avais l’énergie et les idées pour me démarquer », a déclaré M. St-Pierre Plamondon. Il a déclaré qu’il “abandonnait” tout scénario à partir du 3 octobre. Il a prédit que ses troupes surprendraient pendant la campagne.
Des mots qu’il martelait depuis quelques semaines maintenant. Dans une importante entrevue accordée à La Presse la semaine dernière, le chef du PQ a affirmé que “tout peut arriver” alors que la CAQ mène les sondages et que les partis d’opposition se partagent le vote.
Reprenez votre métropole
Le Parti québécois veut reconquérir la métropole alors que ses troupes ont été complètement rayées de la carte en 2018. Outre Camille-Laurin, la circonscription de Rosemont – où l’ancien chef péquiste Jean-François Lisé a été battu par Vincent Marisal de Solidarité en 2018. – est particulièrement sur le radar de l’éducation politique. Paul St-Pierre Plamondon aura aussi fort à faire à Camille-Lauren.
En 2018, le caciste Richard Campo, qui brigue un second mandat, l’a emporté de justesse avec 27,6 % des voix sur l’ancien ministre péquiste Maka Koto, qui a remporté 26 %. Mais QS était également en lice avec 24,4% des suffrages.
La journée se terminera à Joliet, où se tiendra un rassemblement militant. Le PQ veut envoyer un signal que la circonscription ne sera pas prise en charge malgré le départ de la pilier Véronique Hivon.
Le comté de Bourget est officiellement renommé Camille-Lorraine ce dimanche avec le début des élections. Le changement de nom était à l’origine inclus dans le projet de loi 96 pour la langue française, mais en raison des délais de la loi électorale, il n’entrerait en vigueur qu’en novembre. Au lieu de cela, le gouvernement Lego a ajouté une disposition à son projet de loi 29 qui vise à faciliter la tenue des prochaines élections générales afin que le changement de nom prenne effet au moment où la législature se dissout ce dimanche. Le projet de loi 29 a été adopté le 8 juin.
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