France

Préoccupée par la mauvaise gouvernance, la députée macroniste Coralie Dubost ne se présente pas aux législatives

La République en marche Coralie Dubost députée européenne à l’Assemblée nationale, Paris, le 7 mai 2020 LUDOVIC MARIN / AFP

La pression médiatique est devenue insupportable. La députée de La République en marche (LRM) Corali Dubost ne se représentera pas dans la 3e circonscription de l’Hérault, a-t-elle déclaré dimanche 1er mai dans un communiqué publié sur Twitter. “Ces derniers jours, mon homme a été la cible d’attaques injustes qui rendent un mauvais service à mon groupe politique, aux échéances électorales et à la démocratie en général. (…) Alors le moment est venu pour moi de me retirer de la vie politique et de me consacrer à ma famille. “Je ne serai pas candidate à ma réélection”, a-t-elle déclaré. La vice-présidente adjointe du groupe LRM à l’Assemblée nationale a été réduite au silence pendant 48 heures après qu’une enquête de Mediapart l’ait impliquée dans la mauvaise gestion de son mandat et de ses équipes parlementaires.

Le média en ligne a révélé les dépenses de la députée à la majorité présidentielle : en 2018, elle a gagné plus de 3 000 euros en lingerie et vêtements, notamment avec son avance sur frais mandatés, qui devait couvrir les frais de tenue de mandat et limitée à 5 733 euros. par mois. Le député, qui n’a pas répondu aux demandes du Monde, s’est excusé auprès de Mediapart en expliquant : “il y a des toilettes obligatoires et des toilettes personnelles (…), personnellement, je ne mets pas les mêmes choses dans ma vie et dans ma vie en tant que mandat. « Début 2019, elle a finalement contracté un emprunt bancaire pour couvrir un découvert de 7 000 euros. Et depuis, il a régulièrement recours au dépassement des plafonds et à la demande de prêts supplémentaires pour assurer son train de vie, selon un rapport confidentiel remis à l’Assemblée nationale.

Avocate de profession, Mme Dubost a confié à Mediapart qu’elle avait réglé sa situation après un examen déontologique de l’Assemblée nationale pour 2018 et 2019. Elle a également accusé son associé du moment d’être responsable de cette situation. “Il m’a mal conseillé, j’ai été stupide (…), je ne suis pas un imposteur”, s’est-elle défendue. Depuis 2017 et la réforme des frais de mandat, les députés ont été contrôlés au hasard au moins une fois au cours de leur mandat.

Il s’agit principalement d’un signalement de cinq anciens collaborateurs (sur les 15 qui ont travaillé avec elle durant son mandat) au printemps 2021 à la cellule anti-harcèlement de l’Assemblée nationale, qui a poussé le déontologue à se saisir du dossier. . Selon ses collaborateurs et leurs remarques dans le rapport transmis au déontologue, Mme Dubost leur demanderait de « surveiller [son] personnel de maison ou même pour faire le ménage [à son] maison », ce que le député a démenti.

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