France

Preuve ADN au procès de Dominique Laroche accusé d’agression sexuelle

Les procureurs ont dévoilé mardi leur théorie du mobile dans l’affaire de l’ancien skieur acrobatique de 61 ans accusé d’agression sexuelle.

Selon les procureurs, Dominique Laroche a charmé une jeune fille de 13 ans avant d’avoir une liaison avec elle pendant une douzaine d’années.

Le procureur Michel Bérubé, de la Direction des poursuites criminelles et criminelles, a fait ces premières révélations lors d’une conférence de gestion du procès à la cour de Québec.

Moi, Michel Bérubé, procureur de la poursuite

Photo : Radio Canada

Selon Me Bérubé Laroche a eu plusieurs relations sexuelles complètes avec le requérant. Ce dernier se serait senti valorisé par la relation, a déclaré M. Berube, car l’accusé était une personne importante et charismatique.

Preuve ADN

L’avocat a annoncé qu’il présenterait des preuves ADN. Il a déclaré que la police avait saisi des jouets sexuels sur lesquels l’ADN du plaignant avait été retrouvé.

Le procureur a indiqué que ces objets avaient été trouvés dans une salle de sexe, une pièce fermée à clé dans la résidence de LaRoche. Les allégations du bureau du procureur doivent encore être prouvées par la procédure judiciaire.

Cependant, l’avocat de Dominique Laroche a annoncé qu’elle déposera une demande de suspension des procédures. Selon Me Stéphanie Pelletier-Quirion, les policiers ont illégalement détenu Laroche pendant 11 heures le jour de son arrestation.

Stéphanie Pelletier-Quirion

Photo : Radio Canada

Si le procès se poursuit, il faudra 12 jours d’audiences pour présenter les preuves.

Les parties reviendront en cour en septembre pour déterminer un calendrier.

L’accusation s’est également inquiétée du retard dans cette affaire, le délai de 18 mois fixé par la décision jordanienne expirant en décembre.