Par Paul Sugui
Publié il y a 2 heures, mis à jour il y a 12 minutes
Rafael et Noemi ont indiqué sur Instagram qu’ils avaient récupéré la garde de leurs deux filles ce vendredi 24 juin. Alexeï Lapoutine / stock.adobe.com
Naomi et Raphaël sont convaincus que la privation temporaire de la garde de leurs enfants était un abus. Le procureur a démenti toute hostilité au fait d’accoucher à domicile, soulignant des doutes sur la santé du nouveau-né.
Navsikaya et Lou ont été rendus aux soins de leurs parents vendredi après-midi 24 juin, après avoir été confiés pendant deux semaines à la garde des services départementaux de protection de l’enfance à la demande du procureur aux cerfs. L’affaire a agité les réseaux sociaux et relancé le débat sur l’accouchement à domicile en France. Les deux parents, soutenus par de nombreux partisans de la liberté donnée aux couples de ne pas accoucher en présence de personnel médical, estiment que la décision de justice est un “enlèvement” et qu’ils devraient être punis pour leur choix – ce que les autorités ont fait. il a toujours nié cela, citant de sérieux doutes sur les conditions sanitaires dans lesquelles les parents élèvent leurs filles.
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A y regarder de plus près, comme Le Figaro l’a alors montré, le récit qui prévalait sur les réseaux sociaux (notamment dans les communications de l’activiste Marie-Hélène Lahaye) était en partie inexact et laissait de côté quelques zones d’ombre par rapport à Noémie et son compagnon. Des éléments qui ont retenu l’attention de la mairie (à laquelle Noemi avoue avoir menti, expliquant dans un premier temps qu’elle n’avait pas eu le temps d’aller à l’hôpital pour accoucher avant d’avouer que c’était son choix depuis le début), puis des services départementaux . L’ordonnance d’hébergement provisoire a notamment été motivée par les constatations de l’hôpital de Vitré, où la petite Lou a été examinée quelques jours après sa naissance.
Sur leur page Instagram, les deux parents, qui ont eu recours aux services d’un avocat, se félicitent du moment où leurs filles rentrent à la maison. “Nous avons attendu si longtemps ce jour et il est enfin arrivé. Notre bonheur est indescriptible… écrivent-ils. C’est l’heure des câlins et des retrouvailles, du lent rétablissement des liens après cette séparation brutale. Nous prendrons le temps de revenir vers vous pour publier les factures d’avocats comme convenu” : le couple entend profiter de l’élan de compassion provoqué par leur histoire pour se faire aider, estimant avoir déjà payé une quinzaine de milliers de dollars. frais de justice en euros.
L’affaire s’arrêtera-t-elle ici ? Pour l’heure, les militants associés entendent faire de l’histoire de Naomi et Raphaël un symbole, persuadés qu’elle se révèle dans de creux réflexes libertaires chez les autorités compétentes.
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