Jean-Luc Melenchon à Paris lors de la manifestation à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai 2022 THOMAS COEX / AFP
Le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) “continuent de discuter de tout” dans leur tentative d’accord avec la gauche aux élections législatives, a déclaré le chef du PS Olivier Faure à France Inter dimanche 1er mai.
Un accord sera-t-il trouvé ? “Je ne sais pas, mais je le veux”, a déclaré M. Faure, ajoutant qu’aucun écart ne semblait “insurmontable”. Cependant, il ne s’agit pas seulement d’un accord sur la répartition des circonscriptions :
“L’idée n’est pas d’improviser quelque chose sur le coin de la table. L’idée est de provoquer la coexistence. (…) Si on dit qu’on va gouverner demain, il faut s’entendre sur le fond. »
“Pas d’échéance ce soir ou jamais”
Avec 21,95% des voix de son candidat Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle, LFI a lancé des discussions bilatérales avec d’autres partis de gauche pour trouver un accord sur les prochaines législatives et le 12 juin, dont le PS mais aussi Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et le Parti communiste (PC).
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A Paris, où il a manifesté lors de la Journée internationale des travailleurs, Jean-Luc Melanchon s’est lui aussi montré optimiste. “On se rapproche du but”, a-t-il dit, ajoutant que “tous les participants auront un groupe parlementaire”, que “chacun aura sa propre association financière” et, enfin, que “le programme sera un programme partagé, un programme gouvernemental ».
“On voit qu’on n’est pas si loin d’un accord. Nous continuerons à parler ce soir », a ajouté Olivier Faure, qui a également assisté à l’événement à Paris. MM Puis Faure et Mélenchon se serrèrent la main avant d’entamer une courte conversation.
Mais alors que le chef de file de La France insoumise disait vouloir que les pourparlers se terminent “ce soir”, le patron socialiste s’est arrêté. “Il n’y a pas de ‘délai’ ce soir ou jamais”, a-t-il déclaré au Monde : “Nous verrons ce soir si un accord est possible. Si possible, nous irons évidemment. Il nous reste encore quelques jours, nous pouvons encore patienter, dont l’anniversaire symbolique du Front populaire”, à l’occasion du 3 mai 1936, lorsque cette coalition remporta les élections législatives.
Subdivisions dans le PS
Les discussions entre le PS et LFI ont été « interrompues » par les socialistes vendredi, qui ont critiqué les attitudes « hégémoniques » de LFI.
Un courant minoritaire au PS n’accepte pas les revendications idéologiques des “rebelles”. Dimanche, le prédécesseur d’Olivier Faure à la tête du PS, Jean-Christophe Cambadelis, a critiqué dans une lettre ouverte la volonté de LFI de “sortir des traités européens”, de “créer la VIe République”, de ramener la retraite à 60 ans et de démarrer des “impraticables vertigineux”. coûts”. . Il a appelé des personnalités socialistes – dont François Hollande, Bernard Cazeneuve, Anne Hidalgo, Stefan Le Fol ou Martin Aubrey – à “se coordonner pour s’opposer et se redresser”. M. Le Fol a ouvert ses grèves dans un entretien au Point dimanche, accusant Olivier Faure d’être “prêt à vendre toute l’histoire socialiste d’un accord pour vingt circonscriptions”.
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Certains maires réconciliés avec la majorité sont en revanche montés au créneau pour défendre un syndicat modèle, comme l’écologiste Grégory Dusse, la socialiste Johanna Roland à Lyon ou Nantes, ancienne directrice de campagne de la candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo. .
Le dimanche 1er mai était la date butoir d’un accord évoqué par tous les protagonistes, qui ont évoqué les impératifs de la campagne électorale en vue des législatives. Mais ce délai peut être reporté. Ainsi, La France insoumise ne donnera les noms de ses candidats que le 7 mai, jour de la convention d’investissement de l’Union populaire.
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