La sortie de crise du marché automobile français n’est pas encore en vue. Selon la plateforme automobile (PFA), le nombre d’immatriculations de voitures particulières neuves a baissé de 7,06 % sur un an en juillet. Il s’agit de la quatorzième baisse consécutive, avec seulement 107 547 véhicules de tourisme immatriculés le mois dernier.
Les pénuries de semi-conducteurs continuent d’entraver le bon fonctionnement des usines des fabricants, qui ne peuvent toujours pas produire suffisamment pour répondre à la demande. Les plus optimistes noteront que la baisse de juillet a été plus faible que celle constatée depuis le début de l’année (-15,3% en moyenne), laissant présager un possible renversement de tendance d’ici la fin de l’année. Plusieurs grands groupes, comme Volkswagen, ont annoncé à l’occasion de la publication de leurs résultats semestriels constater une amélioration de leur offre.
Stellantis en panne, tant mieux pour Renault
Cependant, pour le géant allemand, cette amélioration n’est toujours pas perceptible en juillet, du moins sur le marché français. Ses ventes en France ont chuté de 25%, avec notamment un très fort recul de la marque de base Seat (-58%).
Stellantis, qui détient plus de 30% de part de marché, affiche également une baisse de -9,91% plus notable que la moyenne. Sur les sept premiers mois de l’année, l’entreprise, qui regroupe notamment les marques Peugeot, Citroën, DS et Opel, a vu ses immatriculations chuter de près de 20% par rapport à la même période l’an dernier, avec moins de 290.000 véhicules particuliers immatriculés.
Le deuxième vendeur français, le groupe Renault, a signé la bonne surprise du mois : ses immatriculations ont marqué un rebond de plus de 10 %, alors que le constructeur a cumulé des baisses à deux chiffres ces derniers temps. La marque éponyme se redresse fortement (+14,45%), ce qui est encourageant après une baisse de 16,6% de ses ventes au premier semestre. Dacia, de son côté, confirme son excellente forme commerciale avec une nouvelle progression de 4,87 % sur le mois et une part de marché en 2022 qui approche les 8,5 %, soit 0,3 point de retard sur Citroën.
Au palmarès des modèles les plus vendus, Peugeot est de loin en tête grâce à la 208 et ses 52 000 exemplaires vendus en sept mois, loin devant la Renault Clio (37 800 immatriculations) et la Sandero de Dacia (35 509). Les dix premières places sont occupées par des marques françaises.
Quant au segment des voitures à batterie, il connaît des fortunes diverses. Les modèles 100% électriques ont représenté 12% des ventes le mois dernier, avec la nouvelle Renault Mégane E-Tech, la Peugeot e-208 et la version électrique de la Twingo prenant les trois premières places. Les hybrides rechargeables, en marche arrière depuis plusieurs mois, ont chuté de 33 % en juillet.
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