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que prévoit le projet de loi soumis au conseil des ministres

Ces dispositions sont “absolument indispensables”, a affirmé lundi soir le porte-parole du gouvernement Olivier Veran.

Face à une recrudescence de l’épidémie, l’exécutif reste vigilant. Présenté ce lundi 4 juillet lors du premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe gouvernementale, le projet de loi “désormais provisoirement dispositif de surveillance et de sécurité sanitaire dans la lutte contre le Covid-19” vise à conserver certaines armes afin de réagir rapidement en cas d’événement. d’une augmentation de la pollution.

Remis au Figaro, le texte ne comprend pour l’instant que deux articles. La première modifie la loi du 11 mai 2020 prorogeant l’état d’urgence sanitaire : celle-ci prévoit que « les données personnelles de santé relatives aux personnes touchées par ce virus et aux personnes ayant été en contact avec elles pourront être traitées et partagées ». […] dans le cadre d’un système d’information » jusqu’au 31 juillet 2022. Cette date a été modifiée au « 31 mars 2023 » : les dispositifs Si-dep et Si-vac peuvent donc être prolongés de plusieurs mois.

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De plus, le deuxième article offre au gouvernement la possibilité de restrictions liées aux voyages à l’étranger. Du 1er août 2022 au 31 mars 2023, un arrêté du Premier ministre peut « imposer aux personnes âgées d’au moins douze ans qui souhaitent se rendre ou partir du territoire français, de la Corse » ou d’un territoire d’outre-mer, la présentation d’un carnet de santé en cours de validité. aux frontières. Ce dernier peut être basé sur un calendrier de vaccination complet, un certificat de guérison Covid-19 en cours ou un résultat de test négatif.

Le cas échéant, le laissez-passer doit également être présenté par “le personnel intervenant dans les services de transport concernés”. Ici aussi, les règles et sanctions en matière d’omissions précédemment prévues par la loi du 31 mai 2021 s’appliquent.

Dans un communiqué publié mardi, le Conseil d’Etat a souligné que “l’évolution de la situation épidémique reste particulièrement imprévisible”. L’extension des fichiers informatiques est “nécessaire dans l’intérêt public d’identifier et de soutenir les personnes testées positives”, a-t-il déclaré. Même constat concernant l’écart sanitaire aux frontières : la durée « particulièrement longue » de la prolongation est justifiée, compte tenu « de l’impact particulier de la période hivernale sur la dynamique de l’épidémie et sur le fonctionnement du système de santé » , selon l’établissement.

Toutefois, le Conseil d’Etat s’oppose à la création d’un “comité de surveillance et de prévision des risques sanitaires”, initialement souhaité par l’exécutif : rattachés aux ministres de la santé et de la recherche scientifique, ces experts entendraient se substituer au comité scientifique. Si une “instance spécifique” visant à surveiller l’évolution de la pandémie de Covid-19 est utile, il n’est “pas justifié” de créer une instance généralement chargée d’examiner les risques sanitaires, a nuancé le Conseil, qui s’oppose donc à sa création. Cette disposition, rejetée, ne figure pas dans le projet de loi transmis au Figaro.

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Des accords pour se remettre de l’épidémie dans les mois à venir

Ces dispositions sont “absolument indispensables”, a justifié le porte-parole du gouvernement et ancien ministre de la Santé Olivier Veran à sa sortie du Conseil des ministres. Ce “système de surveillance et de sécurité sanitaire est indispensable pour les prochains mois et jusqu’à la fin de la prochaine période hivernale, afin de suivre l’évolution de l’épidémie et de pouvoir émettre des recommandations, ainsi que de prendre toute autre mesure nécessaire et des mesures proportionnées qui peuvent être nécessaires », lit-on dans le procès-verbal de la réunion.

Les autorités sanitaires ont confirmé cette orientation : la commission de scientifiques est “satisfaite de ce retour à une normalisation annoncée mais prudente”, assure l’exécutif, ajoutant qu’il est “utile” de maintenir des mesures proportionnées pour faire face aux situations d’urgence et à une éventuelle épidémie reprise l’hiver prochain.

La commission des affaires juridiques commence ses travaux ce mardi, avec une audition du nouveau ministre de la Santé François Brown à 15 h 30. Le texte doit ensuite être examiné en séance publique lundi, quelques jours après la déclaration de politique générale d’Elizabeth Bourne et l’introduction de la Projet de loi au Cabinet pour le pouvoir d’achat. Le texte peut être adapté en fonction des avis des groupes parlementaires.

Favorisée par la propagation rapide des sous-variantes Ba.5 et Ba.4 en France, l’épidémie de Covid-19 a recommencé à croître ces dernières semaines. Plus de 100 000 cas ont été détectés en moyenne chaque jour début juillet, contre moins de 20 000 un mois plus tôt. La pression sur l’hôpital reste limitée pour l’instant et les autorités sanitaires restent vigilantes mais rassurantes : le pic de cette septième vague pourrait être atteint dès “fin juillet”, selon le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy, qui estime que ” l’été ne sera pas entravé par la vaccination”.

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