Des manoeuvres militaires et un feu d’engin à l’ouest du camp de Kanjuers seront au coeur, ce samedi, du plus gros incendie que le Var sait connaître à ce stade, malheureusement, en début de saison…
Débutant à 9h15 depuis l’intérieur du campement, la catastrophe a d’abord touché des arbustes, sur plus d’un hectare, avant de prendre de l’ampleur au fil de la journée.
En effet, la zone où s’est déclaré le feu était contaminée par des munitions de toutes sortes, dont des obus, aucune intervention n’était possible, ce qui a été confirmé en fin de matinée par le Sdis 83 (service départemental d’incendie et de secours), un peu inquiet. “Les pompiers du camp militaire surveillent le feu, qui ne doit pas sortir du périmètre.
A ce stade, l’utilisation d’avions était également interdite : “Des éclats ont déjà atteint les ailes d’un avion lors d’une précédente intervention…”
Mais dans l’après-midi, poussé par le vent, le feu s’est propagé et s’est même scindé en deux, menaçant de quitter le camp. C’est pourquoi les pompiers ont été appelés. Quatre groupes sont envoyés sur les lieux, une centaine d’hommes, renforcés par une course aérienne de cinq Canadair et Dash. Une cinquantaine de sauveteurs de l’UIISC7 (Civil Security Training and Intervention Unit № 7) de Brinol ont également rejoint le dispositif.
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Deux groupes de sapeurs-pompiers des départements voisins (06 et 04) les ont rejoints, soit au total environ trois cents pompiers (dont le groupe de pompiers de Canjuers) combattant l’incendie dans l’après-midi.
Le raid aérien, multipliant les allers-retours vers le très proche lac de Sainte-Croix, lié à la terre, “a permis de limiter sévèrement la propagation du front de l’incendie”, a indiqué le Sdis en début de soirée. L’action est alors concentrée afin de limiter la propagation sur les flancs.
Le Sdis a alors estimé que 600 hectares étaient engloutis par les flammes, “une superficie difficile à évaluer au vu de la zone rouge touchée, qui n’est pas accessible”. Mais toujours sur le périmètre du camp.
Alors que la lumière faiblissait ce samedi soir sur le Haut Var, les efforts des sapeurs-pompiers restaient soutenus et l’on pouvait espérer que la catastrophe serait rapidement contenue…
Pourtant, une nuit difficile de combats, uniquement terrestres, contre la reprise est déjà annoncée pour les 300 pompiers.
Si le risque est bien connu du grand public, les origines de l’incendie de samedi ont suscité quelques incompréhensions, voire l’indignation.
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