Le chef par intérim de Québec 21, Eric Ralph Mercier, nie être paresseux et envisage de poursuivre son ancien chef de cabinet, Richard Côté, pour diffamation.
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Deux jours après avoir été congédié à la tête de Québec 21, M. Côté s’en est pris jeudi aux médias pour s’épancher, dépeignant notamment son ancien patron comme un “chef fantôme” qui manque de présence, qui manque de rigueur et qui travaille. “environ 10 %” du temps.
“Je ne peux pas laisser passer ça, c’est clair”, a répondu vendredi M. Mercier dans un entretien au Journal, évoquant une éventuelle plainte en diffamation. « Je vois ça avec les avocats. Il n’a pas suivi son code d’éthique inclus dans son contrat de travail. Il m’a attaqué personnellement.”
“Je n’ai rien à me reprocher”
“Je suis une personne honnête, honorable et je n’ai rien à me reprocher”, s’est-il défendu. Le chef d’état-major doit jurer allégeance à son supérieur. Il devrait être éduqué et avoir une bonne hypothèque sur sa maison », a-t-il averti.
Essentiellement, M. Mercier a réfuté les affirmations de M. Côté en général et lui a reproché le manque de leadership et l’effondrement du parti lors de la dernière élection, rappelant le point de presse surréaliste au cours duquel M. Côté s’est exprimé dans un micro, pour honorer la médias, éclipsant alors Jean-François Gosselin.
« Avec M. Côté, c’est le bordel. Grâce à qui nous avons perdu les élections ? C’est un homme qui n’a pas réussi à rassembler son monde. Je n’ai jamais vu ça de ma vie, un chef de cabinet prenant la parole à la place de son supérieur”, insiste-t-il. M. Mercier dit avoir trouvé une fête “désorganisée” à son arrivée.
Discussions de pub
Il lui reprochait aussi son manque de présence au travail et confirmait que si ses collègues ne le voyaient pas souvent à la mairie, c’est qu’il ne se sentait pas à l’aise avec leurs discussions “de taverne”, qui “n’étaient pas à un haut niveau”. “. .
Il a préféré passer « 90 % » de son temps au bureau de district de Charlesburg pour « travailler » sur ses dossiers pour le conseil municipal, la Communauté métropolitaine de Québec ou la Société de développement économique du Saint-Laurent, dont il est membre.
“Quand un chef d’état-major met les deux pieds sur un tabouret et retourne à son ponton dans sa cabine et qu’il n’est là que de temps en temps pour étudier les mémoires [du comité exécutif]ce n’est pas un directeur de cabinet…”, poursuit-il, écrivant un autre chapitre de la crise interne qui secoue le parti.
Rappelons qu’après le départ de M. Côté, les deux autres élus du parti – Jean-François Gosselin et Bianca Dussault – l’ont désavoué et lui ont fait perdre son titre de porte-parole de la deuxième opposition à l’Hôtel de Ville. Désormais, il y a deux clans dans le même parti et M. Mercier se retrouve isolé dans la faction.
Ce dernier reste néanmoins le chef du parti politique aux yeux de la loi, mais Mme Dussault aura désormais priorité sur lui lors des séances du conseil pour le temps de parole.
M. Mercier s’est abstenu de répondre aux deux autres conseillers qui ont ouvertement réclamé son départ. “Je pourrais dire beaucoup de choses à mes collègues, mais je ne le ferai pas parce que je ne m’abaisse pas à ça.
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