A une semaine de la rentrée, de nombreux parents vont pousser un soupir de soulagement : un accord de principe a été trouvé entre le gouvernement et la Fédération des exploitants d’autobus (FTA). L’impasse dans les négociations menaçait de laisser des milliers d’enfants sans transport à l’école.
Publié à 14 h 37 Mis à jour à 15 h 04
Presse Marie-Yves Moras
Le gouvernement en a fait l’annonce vendredi dans un communiqué. L’entente préliminaire, qui couvre une période de six ans, sera présentée aux membres de la FTA et le conseil d’administration de la fédération recommandera son adoption.
À quelques jours de la rentrée scolaire, les négociations entre les transporteurs et les centres de services scolaires s’enlisaient tellement qu’on a dit aux parents qu’il fallait trouver un plan B pour transporter leurs enfants à l’école.
Mercredi, le ministère de l’Education avait désigné un médiateur pour tenter de trouver un accord avant la rentrée.
« Cette entente offre généralement des investissements importants, favorise une plus grande stabilité dans le secteur du transport scolaire, assure la sécurité des élèves et répond généralement à plusieurs attentes des transporteurs scolaires », a déclaré le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge dans un communiqué.
Le président-directeur général de la Fédération des exploitants d’autobus, Luc Lafrance, a également salué l’entente, dont les détails n’ont pas été divulgués.
Les transporteurs réclamaient une hausse des tarifs de 20 à 25 %.
Accord “douteux”, selon le syndicat
Qu’une entente de principe ait été conclue si rapidement est “discutable”, a déclaré Stéphane Lacroix, directeur des communications et des affaires publiques du syndicat des Teamsters, qui représente 1 200 chauffeurs d’autobus.
Si Québec et les transporteurs ne livraient pas un paquet budgétaire pour améliorer “substantiellement” les salaires des chauffeurs, “il pourrait y avoir beaucoup de conflits de travail cet automne”, a-t-il prédit.
« Nous n’allons pas causer des ennuis juste pour causer des ennuis », dit M. Lacroix. “Nous pensons que les augmentations salariales proposées seront de 3 à 4%.” On parle double, voire triple [d’augmentation demandée] “, poursuit le porte-parole syndical.
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