Depuis le début de l’année, le Canada a souvent obtenu de très mauvais résultats dans ses relations extérieures.
Il y a quelques semaines, les Canadiens ont été étonnés d’apprendre qu’un fonctionnaire d’Affaires mondiales Canada était allé célébrer à l’ambassade de Russie à Ottawa.
C’est la même Russie qui mène une guerre illégale et sanglante contre l’Ukraine. La même Russie que le Canada qualifie à juste titre de génocidaire pour ses actions épouvantables pendant cette guerre.
Devoir d’attention
J’ai parlé à une personne au plus haut niveau du ministère après ce gâchis, et elle a été transparente : c’était une gaffe indescriptible (elle a utilisé un terme encore plus fleuri).
Dans le même temps, elle a utilisé une expression apparue dans l’actualité cette semaine, “devoir de diligence”, que l’on peut traduire par “obligation de diligence”.
Ce terme est destiné à couvrir la responsabilité du pays vis-à-vis de ses employés, y compris ceux de nos ambassades à l’étranger.
Il est clair que le Canada a le devoir de les protéger et de ne prendre aucune mesure qui pourrait compromettre leur sécurité. Célébrer avec les Russes laissera les portes ouvertes.
Il y a probablement des gens dans notre monde diplomatique qui estiment que nous avons l’obligation de continuer à être gentils avec les Russes, sinon les choses pourraient mal tourner pour nos fonctionnaires là-bas.
faiblesse morale
Les rapports publiés cette semaine sur la prétendue faiblesse du personnel local de notre ambassade à Kyiv ont été surprenants.
L’allégation est très grave: il y aurait eu une liste de nos fonctionnaires ciblés par les Russes en cas d’invasion, et le Canada n’aurait rien fait ou, pire, aurait caché l’information.
Selon le rapport compilé par un journal de Toronto, le Canada aurait dû être informé de la situation au début de l’année.
Le problème, c’est que l’information vient de « trois diplomates », et non de « trois diplomates canadiens »… C’est une nuance importante.
Selon Global Affairs, “si la ministre avait eu des informations selon lesquelles le personnel local était menacé immédiatement, elle aurait pris les mesures nécessaires pour assurer sa sécurité”.
Il semble peu probable que de telles informations, si elles existaient, aient jamais été partagées avec Ottawa.
J’ai également tendance à croire l’affirmation selon laquelle la ministre Jolly ne permettrait pas que la sécurité de notre personnel, qu’il soit canadien ou employé là-bas, soit compromise.
Qui décide ?
Face à ces affirmations alarmantes, une question essentielle doit être posée : qui décide ?
La réponse devrait être simple, dans notre système de gouvernement, le ministre décide et est responsable.
L’enjeu est qu’en ce qui concerne cette doctrine du “devoir de vigilance”, ce n’est plus le département qui décide, mais la personne en charge de notre mission outre-mer. La ministre reste responsable même si elle n’a jamais été consultée ni même informée.
S’il est évident que la sécurité de nos employés à l’étranger ne doit jamais être compromise, il est devenu urgent de clarifier qui décide, qui doit être informé et qui est responsable.
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