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qui peut le revendiquer ?

Du Figaro

Publié il y a 3 heures, Mis à jour il y a 17 minutes

Le pouvoir d’achat s’est invité depuis plusieurs mois comme l’une des premières préoccupations des Français. Renata Photography / stock.adobe.com

Le projet de loi sur le pouvoir d’achat présenté jeudi en Conseil des ministres prévoit un triplement du coup de pouce créé après la crise des gilets jaunes.

Le cinquième anniversaire a enfin commencé, les premiers comptes ont été dévoilés. L’une d’entre elles, liée au pouvoir d’achat, a été soumise jeudi en Conseil des ministres. Alors que le sujet est devenu l’une des principales préoccupations des Français ces derniers mois, le gouvernement a voulu en faire l’un des symboles de la nouvelle législation introduite il y a quelques jours. Au sein du projet de loi, la mesure étoffe un dispositif déjà en place : la prime Macron, lancée fin 2018 en réponse à la crise des gilets jaunes, qui permet aux entreprises de récompenser leurs salariés en fin d’année. Plafonnée entre 1 000 et 2 000 € – si un mécanisme d’intéressement est en place – cette majoration, exonérée de charges salariales et patronales et défiscalisée, peut être triplée.

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Renouvelée pour 2022, la prime, sans seuil minimum, “peut être versée à tous les salariés, pour un montant maximum de 3 000 € pour toutes les entreprises et 6 000 € pour celles qui ont mis en place un système d’intéressement”, comme le rappelle notre gouvernement. Pour en bénéficier, un salarié, un apprenti, un intérimaire ou un fonctionnaire doit avoir perçu un revenu mensuel inférieur à trois SMIC au cours de l’année écoulée. Si l’employeur n’a aucune obligation d’accorder cette prime, il peut la modifier en fonction de critères directement liés au salarié : conditions de travail, horaires de travail, etc.

Arrivé à l’Assemblée nationale le 18 juillet, le projet de loi pourrait être largement amendé par la Chambre basse. Emmanuel Macron n’ayant plus la majorité absolue, il devra composer avec les différentes oppositions pour trouver un compromis, notamment avec la droite. Si la prime Macron a bénéficié à 5 millions de Français sur trois ans, selon l’exécutif, nul ne sait si et comment elle pourra être révisée après les débats parlementaires.

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