Dix-neuf entrées et cinq sorties, dont Damien Abad : le gouvernement a été remanié lundi, deux semaines après les élections législatives, une manière de lancer pleinement un quinquennat qui s’annonce dangereux. En introduction au premier Conseil des ministres, qui s’est tenu dans l’après-midi, Emmanuel Macron a regretté le refus des “partis de gouvernement” de participer à “toute forme de coalition”.
“Il est à noter que les partis de gouvernement ne souhaitent pas participer à un accord de gouvernement ni à aucune forme de coalition”, a-t-il déclaré, selon certaines images diffusées par l’Elysée et rapidement écourtées.
Prochaine étape : le discours de politique générale de la Première ministre Elizabeth Bourne mercredi. Mais l’idée de le soumettre à un vote de confiance semble de plus en plus illusoire et même abandonnée, selon les informations du Parisien, faute de majorité à l’assemblée. De plus, les adjoints des députés convoqués au gouvernement ne pourront pas siéger en hémicycle pendant un mois, les privant ainsi de la majorité de leurs voix.
Le premier vrai test est prévu le 18 juillet avec l’examen du projet de loi sur le pouvoir d’achat, avec pour objectif de le faire passer avant fin juillet ou “début août au plus, pour avoir un effet très rapide pour les Français”, a souligné dimanche Yael Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale. En attendant, le nouveau porte-parole du gouvernement Olivier Véran tiendra son premier point presse ce lundi en fin de journée.
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