France

Revival du vêtement religieux islamique dans les lycées : Emmanuel Macron parle “d’épidémies”

De plus en plus d’élèves portent abaya et kami dans les lycées, révèle L’Opinion.

Ces dernières semaines, de plus en plus d’étudiants, garçons et filles, ont insisté pour porter ces tenues islamiques – longues robes amples, parfois à capuche, ou tuniques d’hommes tombant jusqu’aux pieds, souvent portées par les musulmans, explique L’Opinion dans un article publié. ce jeudi. , 2 juin.

L’administration parisienne a notamment déploré “l’augmentation significative du port de vêtements d’apparence religieuse” dans les écoles de la capitale “en quelques semaines”, confirme Le Point.

Certains établissements mettent leur veto

Certains établissements mettent leur veto quand d’autres hésitent à prendre des sanctions. Plusieurs académies seraient inquiètes, rapporte L’Opinion, ajoutant que des “défis” ont même fait surface sur les réseaux sociaux, incitant les jeunes à tester leur lycée.

Le renseignement territorial alerta le ministère de l’Intérieur, comme le firent les recteurs pour l’instruction publique.

Pas de numéro

Interrogée par L’Opinion, l’Education nationale s’est refusée à divulguer le moindre chiffre, ce qui n’a pas empêché d’abroger ses lignes directrices pour l’enseignement scolaire et les questions juridiques. “Cette montée est une réalité. Le Conseil des sages de la laïcité réfléchit à la manière d’y répondre », a déclaré Alain Sexig, secrétaire général de l’instance.

Quand il y a des épidémies, il faut qu’il y ait des symptômes et on mesure

Emmanuel Macron l’a déclaré jeudi 2 juin lors d’une visite à Marseille, appelant à “la clarté sur tous les chiffres” et “à ce que la loi de la république s’applique”. Le chef de l’Etat a ajouté : “Comme en toute matière, quand il y a des épidémies, il faut qu’il y ait des symptômes et on mesure. Nous sommes donc constamment en mesure de mesurer (…) ces informations. »

“Et la loi est très claire : il n’y a pas de signes religieux pour tous les élèves de nos écoles”, a-t-il insisté.