France

Richard Ferran a perdu son siège de député du Finnister lors des élections législatives de 2022.

Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferran pose en hémicycle, le 17 mai 2022 STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Tremblement de terre dans le Finistère. Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferran, a perdu dimanche 19 juin au second tour des élections législatives dans la 6e circonscription face à la candidate socialiste de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) Mélanie Tomin.

Ce dernier a recueilli 50,87% des suffrages, contre 49,13% des suffrages pour M. Ferran, pourtant arrivé en tête au premier tour (par 33,56% contre 31,16%). Si la coalition présidentielle de l’Ensemble ! a obtenu la majorité relative à l’Assemblée nationale, un coup dur pour Emmanuel Macron, qui y a perdu l’un des premiers élus à le soutenir en 2016.

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Le cas des Mutuelles de Bretagne

Installé en Bretagne depuis la fin des années 1990, conseiller général du Finistère puis conseiller régional, Richard Ferrand a d’abord remporté un siège au Palais-Bourbon, sous les couleurs du Parti socialiste, en 2012. Il a rapidement pris le volant d’Emmanuel Macron « quand il a commencé son ascension politique. Fin 2016, il devient secrétaire général d’En marche !, le mouvement du futur président. Il est réélu en 2017 sous la bannière de La République en marche (LRM).

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M. Ferran n’a quitté son poste à la représentation nationale que temporairement, suite à l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée, rejoignant le gouvernement en tant que ministre de la Cohésion des territoires. Un poste qu’il occupe depuis un peu plus d’un mois sous l’inculpation de “prise illégale d’intérêts” dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, une association à but non lucratif qu’il a dirigée de 1998 à 2012 – des faits que la justice juge prescrits.

Immobilisme

L’épisode a déclenché sa démission du gouvernement. Pourtant, Richard Ferrand est resté un rouage majeur du camp présidentiel, devenant président du groupe parlementaire LRM, puis remportant le siège – président de l’Assemblée nationale – en 2018, lorsque son alors résident François de Rughi a été convoqué au gouvernement.

Pour certains observateurs au parlement, sa présidence a été marquée par la suppression relative de l’Assemblée nationale pendant un quinquennat, mais marquée par des crises sociales et sanitaires. De grands projets de modernisation ont été reportés depuis son arrivée. Les quelques réformes entreprises par M. Ferran ont laissé plus de place aux oppositions sans les satisfaire.

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