France

Rusty, la Tour Eiffel ? Le Conseil de Paris veut de la transparence

La tour Eiffel est-elle en danger ? “Non !”, a protesté le président de la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE). Tous les experts qui l’ont examiné notent le bon état général de la construction. Et Jean-François Martin fustige “ces gens aigres qui jettent des trucs de nulle part dans la presse”.

En fait, c’est un article de Marian publié le 29 juin qui a déclenché l’alerte. Il mentionne trois rapports confidentiels (de 2010, 2014 et 2016) préparés par des sociétés spécialisées. Ces documents décriraient une situation alarmante. En 2014, par exemple, selon l’hebdomadaire, Expiris a constaté que la peinture s’écaillait, se fissure et que le fer rouille. Trop de couches de peinture ont été appliquées et seulement 10% de la peinture de la tour ‘tient’ encore, selon le rapport d’entreprise cité par Marian : “Il n’est pas possible d’envisager une nouvelle couche de peinture, qui ne fera que mettre en valeur le risque de perte totale de l’adhérence du système. Enfin, en 2016, un rapport établi par SLH Ingénierie a identifié 884 “défauts” sur la tour. Parmi eux, 68 troubles sont associés à “une modification de la structure qui remet en cause sa pérennité”.

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Qu’en est-il de? La majorité municipale, emmenée par la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, se réfère à la SETE. Et Jean-François Martins s’irrite des “déclarations qui ne prouvent rien”. Cela excite les gens; ça fait partie du “sac de Paris”…” (au nom du collectif, qui dénonce régulièrement la propreté de la capitale sur les réseaux sociaux). Le président de la SETE rappelle qu’il y a 884 failles sur un total de 18 000 pièces qui composent la tour. Quant aux 68 points les plus graves, “ils font partie du programme d’intervention qui a débuté en 2019 et devrait se terminer en 2024. A ce jour 6 sont en cours de traitement, mais tous seront traités”.

Une tour “bien surveillée et entretenue”

Pour M. Martins, l’écaillage du revêtement est superficiel, lié au produit utilisé lors du lifting en 2002. Mais le fer, sous 60 tonnes de peinture, est en bon état, assure-t-il. Il en veut la preuve par la suppression complète de l’arc décoratif sud-est. “Pour la première fois en 130 ans, toute la peinture a été retirée d’une partie du monument”, explique-t-il. Nous avons trouvé que le fer était dans un état impeccable, incroyable même. »

Même si la campagne de rénovation entamée en 2019 ne réduira que “5 à 10%” du monument (contre 30% prévus), même si le budget a explosé (de 40 à 82 millions d’euros) en raison de la découverte, des retards, du Covid – 19, “la tour n’a jamais été aussi bien surveillée et entretenue qu’aujourd’hui”, souligne M. Martins.

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