Plusieurs habitants ont critiqué, voire insulté, le maire Michel Reau, réclamant sa démission. Deux élus ont également demandé un vote de défiance, qui n’a pas été soutenu par la majorité.
C’est que le résultat de l’enquête de la Commission municipale de Québec, qui accuse gravement le maire et un de ses consultants, ne passe pas.
“Il a été traité de différentes choses : un dictateur, un incompétent, un autre mandat qui a été donné. Je ne pense pas que ce soit gratifiant de s’asseoir dans un endroit comme ça. J’ai l’impression que les qualifications étaient correctes », a déclaré Pierre Veillet, un habitant présent au conseil municipal de lundi.
Pour Sophie Lesage, une autre citoyenne présente lundi soir, la situation est un signe de frustration.
« Hier, le monde était furieux. Déception totale. Après la séance, tout le monde parlait dehors. Tout le monde veut sa démission parce qu’avec l’abus de confiance… il n’y a plus de confiance », a expliqué mardi Mme Lesage à TVA Nouvelles.
Selon elle, le village est en train d’être divisé. L’émotion est palpable. La fierté civique a été touchée, a ajouté M. Veillet.
Le maire semble ébranlé par le déroulement de la séance. Mais à cause du rapport de la Commission, il s’attendait à une telle réaction. « Je crois que c’est un travail d’équipe. Je crois que nous devrions laisser le passé derrière nous », a-t-il déclaré.
Il n’a pas l’intention de quitter le poste. Dans son rapport, la Commission demande que des changements soient introduits avant la date limite du 3 octobre.
“Nous avons une demande de réouverture de l’enquête sur le harcèlement moral qui a eu lieu à la mairie. Nous aurons des ressources humaines par l’intermédiaire de la Fédération des municipalités du Québec. Nous aurons également des relations de travail pour nous soutenir dans le processus. Tout sera surveillé très attentivement par la Commission du Québec », a expliqué Michel Reau.
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