France

Sira Silla, ancienne députée macroniste, condamnée pour harcèlement moral

Sira Sila à l’Assemblée nationale, le 21 juin 2017. THOMAS SAMSON / AFP

L’ancienne députée Sira Sylla, élue en 2017 sous l’étiquette de La République en marche, a été condamnée, mardi 6 septembre, par le conseil des prud’hommes de Rouen pour harcèlement moral d’une ancienne assistante parlementaire à qui elle devait par ailleurs 76.000 euros.

Le conseil « constate que les nombreux SMS envoyés par Mme Sira Sila » à la plaignante « contiennent des menaces répétées de sanction, des propos méprisants, des reproches pour sa pathologie », selon la décision de justice consultée sur place par l’Agence France-Presse (AFP). ).

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Des conditions de travail dégradées

“La répétition de ces courriers a aggravé les conditions de travail” du requérant “ainsi que sa santé mentale”. “En conséquence, la mairie lui octroie ‘la somme de 20 000 € de dédommagement pour harcèlement moral’. Le tribunal des prud’hommes, en revanche, “n’a pas accepté le travail caché” réclamé par le demandeur.

Le reste de la somme est réclamé pour « manquement au devoir de sécurité », « heures supplémentaires », « zéro licenciement », indemnité de préavis, indemnité de licenciement et congés payés.

Le conseil des prud’hommes a également prononcé “un licenciement aux dépens de Sira Silla”, élue députée en 2017 avant d’être battue au premier tour en juin. Le “harcèlement moral” du requérant par Mme Silla “constituait un manquement d’une gravité suffisante pour empêcher la poursuite de l’emploi de ce dernier”, selon les juridictions du travail.

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L’avocat a en outre précisé que la plaignante, “souffrant d’une grave maladie cardiaque”, “n’a pas révélé sa pathologie à Mme Silla lors de son embauche car cela ne l’empêchait pas de travailler”. L’ancien député l’a réprimandé pour cela.

L’assistant parlementaire a été nommé le 9 janvier 2019 et était absent depuis septembre 2021. Il réclamait 50 000 € pour harcèlement et 34 000 € pour licenciement inutile ou, à défaut, sans motif. Mme Silla, qui n’a pas pu être jointe par l’AFP mardi, a fait appel.

Déjà le 29 janvier 2021, les prud’hommes de Paris avaient condamné Mme Silla pour harcèlement moral d’un autre assistant parlementaire. Selon France Bleu Normandie, un troisième demandeur a été licencié par le conseil de prud’hommes de Rouen en août 2021.

Le monde avec l’AFP