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Législatives : ces candidats LR investis par leur parti mais qui préfèrent renoncer

Certains candidats Républicains (LR) qui se sont investis aux législatives préfèrent se retirer après le cuisant échec de la présidentielle de Valérie Pecres, qui a recueilli 4,78% des suffrages. Parmi ceux qui se sont désistés les 12 et 19 juin, Soyzik Perot, qui a investi dans le Morbihan en février, a déclaré à l’AFP qu’il ne servait à rien de se présenter à l’élection et a appelé à des soucis de “crédibilité”. “J’ai défendu un projet qui faisait moins de 5%”, a ajouté le vice-président du conseil départemental du Morbihan, qui “reste fidèle” à sa formation politique.

Laura Sineri a également renoncé à son investissement dans la Loire et a décidé de quitter la fête. “Ne pas appeler au blocus contre l’extrême droite a été un déclic”, a-t-elle déclaré à l’AFP, “choquée” par la direction prise par LR. “Quand on fait 4,8%, il faut s’interroger sur sa ligne politique”, a ajouté l’édile à Saint-Etienne.

Il y a aussi des personnalités plus célèbres qui empruntent cette voie : l’ancien maire de Bordeaux, Nicolas Florian, qui soutient Mme Pecres, estime que “ça avait du sens de l’accompagner dans son mandat” si elle était élue, mais lui-même ne voit pas ” joue la carte parlementaire de l’opposition ». “Je préfère me consacrer à mon objectif de reconquête de la ville de Bordeaux”, a-t-il ajouté.

D’autres soutiennent qu’il y a une différence fondamentale à appeler à la reconstruction du parti de droite. Dans la Loire, l’ancien conseiller municipal d’Orléans François Lagarde, l’un des premiers à investir en octobre, venait d’annoncer sa démission pour “profonds désaccords” avec la ligne du parti, “illisible” et insuffisamment opposée à “l’eurolibéral” Emmanuel Macron.

Autre vent contraire, une certaine réticence des banques à prêter, a été évoquée par plusieurs élus : son investissement dans le Maine et Loire. Ces refus obligent le parti, qui tiendra son conseil national samedi pour lancer la campagne des législatives, à trouver des candidats alternatifs au foyer.

Mais le phénomène n’inquiète pas le numéro trois du parti Aurélien Pradier, qui assure qu'”en 2017 c’était pire après l’affaire François Fillon” avec trente-cinq refus (contre vingt aujourd’hui). Et “ce n’est pas très surprenant”, surtout pour les candidats, “ils n’ont pas besoin d’être très expérimentés dans des circonstances difficiles”.