France

Taxes communales impayées : Eric Duhaime prend ses responsabilités | Élection Québec 2022

Le Journal de Montréal a révélé vendredi que M. Duhaime a évité de justesse la saisie de deux de ses immeubles à logements pour non-paiement des taxes foncières.

Radio-Canada a consulté des documents qui révèlent que l’ancien animateur de radio doit près de 14 000 $ à la ville de Québec.

Eric Duhaime a indiqué vendredi que son locataire est responsable du paiement des taxes municipales. Le chef du PCQ a avisé ce dernier, qui aurait payé la somme due le jour même.

Ce que j’ai dit hier est tout à fait exact. Cela dit, cela ne me dégage pas de ma responsabilité, a admis M. Duhaime en marge d’une annonce du parti sur la santé mentale. Je suis propriétaire de l’immeuble et je suis responsable du paiement des taxes.

“Je prends l’entière responsabilité, je porte la responsabilité. »

— Citation d’Eric Duhaime, leader du PCQ

M. Duhaime n’a pas précisé la nature de son entente avec son locataire, mais a admis que ce type d’entente était inhabituel.

Parfois nous payons Hydro, parfois nous ne payons pas Hydro. Parfois, nous payons pour Internet, parfois nous ne payons pas pour Internet. Parfois, nous ne payons pas le pétrole. Chaque accord avec chaque propriétaire ou locataire varie de l’un à l’autre, a-t-il déclaré.

L’ancien animateur de radio a alors critiqué le choix éditorial du Journal de Montréal, qui a publié les photos des propriétés du chef conservateur en couverture de son édition du samedi.

Un choix que M. Duhaime juge irresponsable lors d’une campagne électorale marquée par des problèmes de sécurité et des menaces envers les politiciens.

De nombreuses critiques

Le maire de Québec, Bruno Marchand.

Photo : Radio-Canada / Capture d’écran

Sans commenter directement le cas d’Éric Duhaime, le maire de Québec, Bruno Marchand, rappelle qu’un propriétaire qui contracte une telle dette est avisé à plusieurs reprises par les autorités municipales.

Pour chacun des comptes en souffrance cette année, les propriétaires ont reçu trois avis, dont l’un est consultatif, a-t-il expliqué.

Plus quatre relevés par an montrant des comptes en souffrance, a-t-il ajouté.

À moins d’entente particulière avec son locataire, M. Duhaime aurait dû, en théorie, être avisé plus d’une dizaine de fois cette année de la situation concernant ses deux immeubles.

Avec l’aide de Louis Gagné et Louis-Simon Lapointe