Le cortège, qui part vers 14h30, doit rejoindre la place de la Nation. En 2021, les organisateurs ont annoncé 25 000 participants à Paris.
La manifestation parisienne du 1er mai a débuté dimanche peu après 14h30 depuis la place de la République derrière une affiche “pour la paix, la liberté et contre la régression sociale”.
La marche devait rejoindre la Place de la Nation à l’appel de l’intersyndicale CGT-Unsa-FSU-Solidaires, qui a été rejointe par des étudiants et lycéens Unef, VL, MNL et FIDL, avec des demandes de salaires, de services publics , protection sociale et transition écologique.
Des tensions en marge
La “Marche sauvage” s’est détachée de la manifestation, portant des vêtements noirs, des gants et des masques, pour emprunter un parcours inopiné dans la préfecture, selon BFMTV.
De plus, les manifestants ont tenté d’ériger une barricade dans les rues à côté du boulevard Voltaire à l’aide de palissades. La vitrine de l’assureur a été détruite à coups de marteau.
Sur le même boulevard Voltaire sur la place Leon Bloom, des manifestants présents à la marche ont attaqué McDonald’s, dont la plupart des vitrines ont été détruites et étiquetées. Ils ont lancé des obus, y compris des fruits, sur les forces de sécurité. La police a tenté de les disperser avec des gaz lacrymogènes.
Une vingtaine d’enseignes, majoritairement McDonald’s, des assureurs, des agences immobilières ou des banques, ont été endommagées dans le cambriolage de la voiture.
La réforme des retraites dans le viseur
La réforme des retraites est aussi l’un des points de tension de cette journée, qui est “un peu exceptionnelle cette année” car elle intervient une semaine après la réélection d’Emmanuel Macron, a indiqué le secrétaire général de la CGT Philip Martinez en tête de marche.
Interrogé sur les messages adressés au président de la République, ce dernier a répondu : “les messages, il les connaît”, énumérant : “plus de salaires, des emplois de qualité, pas une retraite à 65 ans, mais plutôt une retraite à 60”. Pour lui, une nouvelle mobilisation est possible « avant la rentrée, car le niveau d’insatisfaction sur les retraites ou les salaires est très fort ».
“Nous sommes fermement contre et nous voulons le dire à toute forme de relèvement de l’âge de la retraite”, a déclaré le secrétaire général de FO, Yves Weirie, qui a assisté à la manifestation.
“Les politiques jouent leur jeu aux législatives, ce que nous croyons c’est que face au gouvernement sur le terrain, cela se fera par la lutte (…)”, a déclaré le chef de Solidarité Simon Duteil. Quant à l’Unsa, son secrétaire général adjoint, Guillaume Trishard, a mis l’accent sur la question du pouvoir d’achat, qui “couvre la présidentielle et couvrira la législative”.
25 000 manifestants en 2021
Ce 1er mai est aussi particulièrement important pour la gauche, qui s’éparpille dans le cadre de négociations difficiles pour parvenir à un accord sur les élections législatives. Jean-Luc Mélenchon (LFI), qui s’exprimait sur une tribune alors que le cortège avançait, ou Olivier Faure (PS) étaient au rendez-vous.
En 2021, les organisateurs ont appelé plus de 170 000 manifestants, dont 25 000 à Paris. Pendant ce temps, le ministère de l’Intérieur dénombrait 106 650 manifestants en France, dont 17 000 dans la capitale.
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