RTL a appris qu’en lien avec cette affaire, un homme de 56 ans a été interpellé et inculpé en début de semaine pour “kidnapping”, “kidnapping” et “meurtre”. Il a été emprisonné.
Devant les enquêteurs du service de recherche de la gendarmerie de l’Iser, le suspect a reconnu les faits, faisant des aveux circonstanciés. Il aurait caché le corps de la victime dans une forêt.
Ce dossier, clos en 1988, a été rouvert en novembre 2020 par le parquet de Grenoble par le biais d’une enquête pénale contre X pour « enlèvement » et « séquestration ». L’enquête, menée par un juge d’instruction, a été confiée au groupe « affaires froides » du service de recherche de la gendarmerie du Geser, basé à Grenoble.
L’affaire a été classée faute de preuves
Le 22 mai 1986, vers 15h30, près de la gare de Pontcharra (Isère), Marie-Thérèse Bonfanti gare sa voiture, une petite Peugeot 104 blanche, devant un immeuble de trois étages de six appartements appelé La maison Chatain, du nom du propriétaire de ce grand édifice, Yves Chaten.
La pile de journaux gratuits qu’il distribuait a été retrouvée dans le couloir de la maison. Mais la mère de famille était complètement partie. Des témoins, deux employés de la SNCF qui travaillaient dans une gare voisine, ont déclaré avoir entendu un cri venant de la Maison Chatain.
La voiture de Marie-Thérèse Bonfanti a été retrouvée devant cette maison, avec les portières déverrouillées, les clés de contact et le sac à main de la mère sur le siège passager. Elle n’est jamais allée, à 16h30, comme prévu, chez la nounou qui s’occupait de Flavien, son bébé de 6 mois, et d’Erica, sa fille de 4 ans. Dans la soirée, inquiet qu’elle ne revienne pas, son mari a alerté les gendarmes vers 21 heures. Depuis, cette mère n’a montré aucun signe de vie. Des recherches approfondies pour la retrouver ont été infructueuses.
Au moment de la disparition, la gendarmerie s’est rapidement convaincue du caractère criminel de l’affaire, rejetant l’hypothèse d’une évasion ou d’un départ volontaire. Puis ils se sont intéressés au fils des propriétaires de la maison où la mère de famille a disparu. Yves Chaten, alors âgé de 21 ans, qui y habitait, a même été interpellé et placé en garde à vue. Un employé de la SNCF a déclaré avoir vu le coffre de sa voiture ouvert le jour de l’accident. Charger un corps ? Mais faute de preuves et d’aveux, Yves Chaten a été libéré.
Le dossier a été rouvert en 2020
En 2020, les proches de Marie-Thérèse Bonfantti déposent devant la justice un mémoire recensant une série d’éléments alarmants qui, selon eux, n’ont pas été suffisamment exploités lors de la première enquête entre 1986 et 1988. Cela convainc Eric Wylan, procureur de Grenoble, de rouvrir le dossier avec l’ouverture d’une nouvelle information judiciaire. A noter également que son hiérarque, le procureur général de Grenoble, Jacques Dalest, est l’auteur d’un rapport visant à “instiller une culture de la justice française froide”, notamment en mettant en place un centre national spécialisé dans ce type d’affaires.
Selon une source judiciaire, “ce mystère a été résolu grâce à une nouvelle analyse du dossier Bonfanti”.
Arrêté dans le centre de la France, où il s’est installé, Yves Chaten est confronté à une série d’éléments qui l’impliquent, alors cette fois il a avoué qu’il était l’auteur du meurtre de la mère de famille.
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