Et dans le monde ?
Il n’y a pas qu’en France que des mobilisations ont lieu pour le 1er mai, Journée internationale des travailleurs.
À Madrid, il y avait environ 10 000 manifestants, selon un porte-parole du gouvernement, marchant pour des augmentations de salaire et des mesures anti-inflationnistes. D’autres manifestations ont eu lieu en Espagne et en Andorre, où la hausse du coût de la vie, des prix de l’immobilier et la perte du pouvoir d’achat étaient au centre des revendications.
Des milliers de personnes ont manifesté à Athènes, en Grèce, pour exiger davantage de mesures pour soutenir le pouvoir d’achat dans un contexte d’inflation, qui a atteint 9,4 % en avril. Si le 1er mai le salaire minimum a été augmenté de 50 euros à 713 euros mensuels, cette mesure est jugée insuffisante par les syndicats réclamant 825 euros.
En Italie, de grandes confédérations syndicales ont appelé à un rassemblement à Assise (centre) sur le “travail pour la paix” dans le contexte de l’invasion russe de l’Ukraine. “Nous devons absolument travailler pour mettre fin à cette guerre absurde voulue par Poutine”, a déclaré le chef de la CGIL Maurizio Landini à plusieurs centaines de militants.
Plusieurs milliers de personnes ont également défilé à Londres sous l’impulsion de syndicats et d’organisations environnementales ou communautaires, comme Black Lives Matter.
Au Sri Lanka, l’opposition a appelé à l’unanimité à la démission du président Gotabaya Rajapaksa. “Rentre chez toi, Gotha”, ont scandé des dizaines de milliers de militants à Colombo. Des mois de coupures de courant, une forte inflation et de graves pénuries de nourriture, de carburant et de produits pharmaceutiques ont déclenché des manifestations de masse depuis la mi-mars.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a quitté les festivités après que des mineurs en colère ont pris d’assaut la scène où il devait prendre la parole au Royal Bafokeng Stadium de Rustenberg (nord). Les manifestants scandant “Cyril doit partir” réclamaient une augmentation de salaire.
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