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Un billet pour Montréal pendant qu’il était dans les îles

Un résident de Québec dit avoir été victime d’une erreur après avoir reçu une contravention de la ville de Montréal pour stationnement illégal alors que son véhicule se trouvait à 1 340 km, dans sa cour arrière aux Îles-de-la-Madeleine.

“Cela n’a aucun sens. Bien sûr que c’est une erreur. Au début, j’ai pensé qu’il y avait une erreur de transcription. Même rire n’avait aucun sens !”

Cette Madeleine a été assez choquée lorsqu’elle a reçu une lettre de la Cour municipale de Montréal la semaine dernière. Dans celle-ci, le tribunal l’a condamné à payer une contravention de stationnement de 54 $ pour une infraction commise le 2 décembre 2021 dans la ville de Côte-Saint-Luc.

“Le plus absurde, c’est que mon véhicule n’est jamais sorti de chez moi, aux Îles-de-la-Madeleine, depuis 2020. Ils peuvent vérifier, je n’ai jamais embarqué sur le ferry depuis”, raconte Mme Vino.

Il n’a pas quitté l’auberge

L’homme de 50 ans a donc adressé un plaidoyer d’innocence au tribunal municipal, expliquant sa situation.

“Maintenant, on me demande de comparaître en personne à Montréal, devant un juge, pour me justifier. Mais ça va me coûter des centaines de dollars en avion ou en essence avec ma voiture. En plus, il y a 12 heures de voiture et 5 heures de ferry pour y aller », se plaint Stefan Vinho.

Il a même contacté son adjoint Joël Arseno du Parti Québécois, car il ne savait plus vers qui se tourner.

Mais pourquoi Madelinot a-t-il refusé de payer le billet de 54 dollars pour tourner la page ? “C’est une question de principe pour moi. J’ai de l’argent. Je trouve juste absurde qu’ils m’aient volé la même chose à cause d’une erreur”, critique Stefan Vigno.

Dans l’analyse

Guillaume Rivest, agent des relations publiques

De son côté, la Ville de Montréal reconnaît que « sans se prononcer sur le cas en question, des erreurs de transcription peuvent être commises par inadvertance » par ses préposés lors de l’émission des constats d’infraction.

« L’analyse et la décision relatives au maintien ou au retrait d’un acte pour un crime relèvent de la fonction du procureur. Une analyse sera faite en début de semaine et le résultat sera communiqué au citoyen en question », explique Guillaume Rivest, le responsable des relations publiques de la Ville.

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