France

Un cas de monkeypox : une mise à jour

Au 30 juin 2022 à 14h00, 498 cas ont été confirmés : 336 en Île-de-France, 44 en Auvergne-Rhône-Alpes, 36 en Occitanie, 27 en Nouvelle-Aquitaine, 16 en Provence-Alpes- Côte d’Azur, 19 en Hauts-de-France, 8 en Normandie, 4 en Bretagne, 4 en Grand Est, 2 en Bourgogne-Franche-Comté, 1 en Centre-Val de Loire et 1 en Pays-de-la- Loire.

Parmi ces cas, deux nouveaux cas concernaient des femmes, dont l’origine de l’infection est en cours d’investigation. Cela porte à 3 le nombre de femmes infectées par le virus monkeypox depuis le 7 mai 2022, date du premier cas détecté en France.

Les cas adultes confirmés étaient âgés de 19 à 71 ans (âge médian : 35 ans). Les dates d’apparition des symptômes variaient entre le 7 mai 2022 et le 27 juin 2022. Ces cas ont été diagnostiqués en moyenne 6 jours (intervalle, 0-22 jours) après l’apparition des symptômes ; par conséquent, les données de la semaine dernière ne sont pas consolidées.

Parmi les cas étudiés, 78 % avaient une éruption génito-anale, 73 % avaient une éruption sur une autre partie du corps, 75 % avaient de la fièvre et 72 % avaient une lymphadénopathie. Parmi les cas investigués, 28 étaient immunodéprimés ; il n’y a pas eu de morts.

À ce jour, comme dans d’autres pays européens, ces cas sont survenus principalement, mais pas exclusivement, chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), sans contact direct avec des personnes revenant de zones d’endémie. La plupart des cas ont signalé plusieurs partenaires sexuels.

La plupart des cas enquêtés déclarent ne pas pouvoir identifier la personne qui les aurait infectés ; 94 sont des cas secondaires, c’est-à-dire contact avec un patient atteint de monkeypox dans les trois semaines précédant l’apparition des symptômes.

Parmi les cas enquêtés, 125 avaient voyagé, vécu ou travaillé à l’étranger, principalement en Europe, avant l’apparition des symptômes, certains d’entre eux dans plusieurs pays différents. Les pays les plus fréquemment cités sont l’Espagne (54 cas), la Belgique (15), l’Allemagne (12), le Portugal (8), le Royaume-Uni (7), la Suisse (5) et le Maroc (5). Ces déplacements ne représentent pas systématiquement l’origine de la pollution et la liste des pays cités peut évoluer au fur et à mesure de la consolidation des données.