France

Un cycliste accuse un haut responsable de la police de violences, enquête ouverte

Depuis lundi, l’enquête sur les faits condamnés par le cycliste est entre les mains de l’IGPN, à la suite d’un signalement effectué par cette dernière sur la plateforme de la “police des gendarmes”.

Un haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris accusé d’avoir agressé mi-mars un cycliste alors qu’il conduisait une moto banalisée fait l’objet d’une enquête depuis lundi par l’IGPN, ont indiqué jeudi 7 juillet les procureurs de Paris, confirmant une information de Mediapart.

Le policier en question est le sous-directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC) du PP Alexis Marsan, a confirmé une source proche du dossier. La préfecture de police n’a pas répondu dans l’immédiat aux questions de l’AFP.

Dix jours ITT

Les faits datent du 16 mars. Alors qu’il roulait le long des quais de Seine dans une voie réservée aux bus et aux vélos, le cycliste raconte qu’un motard banalisé se dirigeait vers lui. “Je lui ai dit que c’était une voie réservée aux bus et aux vélos, pas une voie réservée aux motos”, a rapporté le cycliste dans une plainte déposée le même jour au commissariat des 5e et 6e arrondissements et consultée par l’AFP. “Je suis de la police, tu arrête !” lui a répondu le motard avant de le bousculer avec sa main alors qu’ils roulaient côte à côte.

Le cycliste, cadre du service d’intérêt général, trébuche alors sur le trottoir et chute lourdement. Ses multiples dermabrasions et hématomes lui ont valu dix jours d’ITT. En se levant, il mémorise le numéro d’immatriculation de la moto et lorsqu’il porte plainte, il apprend qu’elle appartient en réalité à un gendarme de la gendarmerie. Sa plainte, “concernant des faits qu’il a qualifiés de violences par personne dépositaire de l’autorité publique”, a d’abord été transmise au Bureau de traitement judiciaire des accidents (STJA), selon le parquet de Paris.

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Le cycliste, ramené au STJA le 27 avril pour interrogatoire, réitère son histoire et dépose une nouvelle plainte. Le lendemain, Alexis Marsan a à son tour porté plainte “pour des faits qu’il qualifie de non-assistance à personne en danger et de refus d’obtempérer”, a indiqué le parquet, sans donner de précisions. Depuis lundi, l’enquête sur les faits condamnés par le cycliste est entre les mains de l’IGPN, à la suite d’un signalement effectué par cette dernière sur la plateforme de la “police des gendarmes”. La plainte d’Alexis Marsan est toujours “en cours d’analyse”, a indiqué le parquet.