France

un référendum pour changer la constitution du parti a été rejeté, un revers pour la direction

“Oui” a reçu 55% des voix, bien en deçà des 66% nécessaires pour passer. De quoi plonger un peu plus le parti écologiste dans la crise déjà alimentée par l’affaire du Bayou.

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Publié le 25/09/2022 20:30 Mis à jour le 25/09/2022 20:33

Temps de lecture : 1 mn.

Statu quo chez les écologistes. Un référendum interne pour simplifier l’organisation et adapter l’EELV à la “prise du pouvoir”, soutenu par la direction du parti, a été rejeté dimanche 25 septembre. Selon les données consultées par France Télévisions, outre la faible participation (30% des 11.000 adhérents), le “oui” n’a recueilli que 54,93% des suffrages, loin des 66% nécessaires pour passer. La barre était trop haute pour une proposition controversée.

L’introduction au référendum appelait à dire “oui à la fin des mouvements comme machines à produire l’opacité et la démobilisation militante. Oui à des opérations plus transparentes et plus compréhensibles”.

Le “oui” a été soutenu par le secrétaire national Julien Bayou et Marine Tondelier, qui doit briguer la tête du parti lors du congrès actuellement prévu en décembre, ainsi que de nombreux élus. “La complexité de nos statuts les exclut, il faut les simplifier”, a expliqué à l’AFP l’édile de Hennes-Beaumont.

« Quel échec de participation… Cela montre qu’une partie du leadership autour de Marine Tondelier n’est pas mobilisable. Ils ont réussi à nous rapprocher de nos adversaires”, confie à France Télévisions un proche de l’ancien candidat à la présidentielle Yannick Jadeau, contre ce référendum. “Ils ont complètement foiré”, ajoute un autre.

Ce revers pour la direction d’EELV intervient alors que le parti est secoué par des allégations de harcèlement moral à l’encontre de Julien Bayou par un ancien compagnon. Suite au témoignage sur France 5, lundi, de la députée Sandrine Rousseau, qui a rencontré cet ancien compagnon, le groupe écologiste à l’Assemblée nationale a écarté Julien Bailleau de sa coprésidence. Ce qui a plongé un peu plus les écologistes dans la crise.

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