France

Une femme de 22 ans tuée dans une affaire de drogue

Une opération anti-stupéfiants a mal tourné à Rennes, IL et Villeneuve dans la nuit du mardi 6 septembre au mercredi 7 septembre. Le passager d’un véhicule soupçonné de transporter de la drogue a été tué par des tirs de la police après une tentative de capture par la police judiciaire, a appris franceinfo de source policière.

Les faits se sont déroulés en pleine nuit, vers une heure du matin, sur la bretelle d’accès à la route de Lorient à Rennes. Quatre équipes de la BRI, la Brigade d’Investigation et d’Intervention, se sont positionnées pour arrêter la Peugeot 208 à mi-parcours, mais le conducteur a refusé d’obtempérer. Il ne s’est pas arrêté et a percuté trois des quatre voitures de police, blessant l’un des policiers à la jambe, selon les premières données de l’enquête.

Le policier blessé a alors tiré sur la voiture, blessant au bras le conducteur de 26 ans, déjà connu des services de police, et tuant le passager de 22 ans. Le policier a été contraint d'”utiliser à nouveau son arme de service”, a déclaré le procureur de Rennes Philippe Astruc à franceinfo. Après avoir blessé le chauffeur, le “projectile” a également touché le passager, “le compagnon du chauffeur”, “inconnu des autorités judiciaires” et “habitant la région rouennaise”. De la cocaïne a également été retrouvée dans la voiture, a indiqué une source proche.

L’officier, qui a reçu une balle dans la jambe, et le chauffeur, qui a été blessé à la main, ont pu quitter l’hôpital, selon le procureur de Wren. Le chauffeur a été interpellé.

>> Refus d’obtempérer : les policiers n’utilisent-ils leurs armes que 0,5 % du temps, comme le prétend Gérald Darmanin ?

Outre la procédure pour trafic de stupéfiants déjà en cours, deux enquêtes ont été lancées hier soir, a indiqué le procureur à franceinfo. Une pour “tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique” contre le chauffeur, accusé d’avoir refusé d’obtempérer. L’autre pour “violence intentionnelle ayant entraîné la mort sans intention de la provoquer” et “violence armée” par “une personne dépositaire de l’autorité publique”. Cette dernière est confiée à l’Inspection générale de la police nationale (GINP), comme c’est le cas pour tout usage de l’arme de service par un policier.

“A ce stade, de nombreuses auditions, constatations et vérifications restent à faire dans ces trois procédures”, a déclaré le procureur de Rennes à franceinfo.