Si la rencontre n’est pas forcément plus courte, elle sera plus innovante. Le groupe Meta présente à VivaTech sa vision du métaverse, ces mondes virtuels dans lesquels le groupe américain veut devenir une référence avec ses Horizons.
Sa recette ? Rendez ces univers plus immersifs grâce à l’apport de la réalité virtuelle alimentée par les écouteurs Oculus. Preuve d’intérêt et de curiosité pour ce tout nouveau concept, le grand stand Meta affiche toujours complet, notamment pour tester les Horizon Workrooms, les salles de réunion “méta-converties”.
Alors, comment ça marche? On s’installe dans un bureau, on met les écouteurs Quest 2 et on se donne rendez-vous autour d’une table virtuelle avec des avatars assez bien conçus. Les visages et les corps bougent bien et la sensation d’animation s’estompe rapidement.
Le casque Oculus Quest 2 plonge l’utilisateur dans la réunion.
Les joysticks servent uniquement à accéder à l’interface et sont placés devant vous. La technologie a récemment fait un énorme bond en avant avec le suivi des mains. Le casque les détecte et reproduit parfaitement tous les mouvements jusqu’aux doigts. Cette réactivité intensifie l’immersion dans la virtualité et tout devient vite naturel.
Nous nous tournons vers notre voisin de table, l’hôte de notre réunion, qui guide les convives dans les premiers gestes de maîtrise. Le discours est clair et notre interlocuteur semble vraiment proche. “L’espace sonore est l’élément le plus important de notre métavers”, explique Antoine Bordes, directeur du laboratoire de recherche en intelligence artificielle de Meta. “Cela va recréer de la complicité et de la spontanéité dans l’échange, il ne manquera que les avatars, qui sont plus photoréalistes et capables de projeter le non-verbal comme en faisant sourciller”, a-t-il déclaré.
L’environnement virtuel reprend les codes des réunions classiques.
Entendre une autre personne de l’autre côté de la table, avec un son un peu plus éloigné, change vraiment la perception de la salle et imite une réunion classique dans laquelle tout le monde parle plus ou moins fort. Le décor change en un clin d’œil : ce « rendez-vous » a lieu sur la plage ou au cœur d’une ville futuriste. A gauche, l’écran diffuse la vidéo en direct, tandis qu’à droite, un grand tableau sert à présenter les idées du jour.
Les salles de travail vous permettent également de prendre un stylo virtuel pour peindre ou marquer des chansons lors d’une séance de remue-méninges. Par conséquent, l’outil est tout à fait compatible et réactif. Problème : La manette se casse juste au moment où c’est à notre tour d’essayer ce stylet, le “tracking” est perdu et l’application plante.
L’utilisateur peut faire appel à une palette d’outils pour s’exprimer sur le tableau virtuel.
L’expérience est objectivement plus impressionnante qu’on ne peut l’imaginer a priori, tant Meta a fait des progrès pour se rapprocher le plus possible d’une rencontre physique. Prochaine étape : une réunion en réalité mixte, où le métavers se superposera au milieu du bureau. Le prochain casque de Meta, baptisé Cambria, devrait commencer à nous transposer dans ce futur métier dès la rentrée prochaine.
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