France

Des centaines de migrants occupent un bâtiment vide à Gentili

Entre 300 et 400 immigrés et sans-abris occupent un immeuble vide à Gentilly (Val de Marne), en périphérie de Paris, et plusieurs dizaines d’entre eux se sont réfugiés sur le toit pour éviter l’expulsion, selon l’Agence France-Presse (AFP). appris), dimanche 4 septembre, avec les associations.

Ces migrants sont entrés dans ce bâtiment vide de 8.000 mètres carrés “voué à la destruction” vers minuit, dans la nuit de samedi à dimanche, qui fait l’objet d’une “réquisition civile”, a précisé l’association United Migrants dans un communiqué.

⚠️ Besoin d’aide Depuis hier soir, 400 personnes occupent un bâtiment vide à #Gentilly, accompagnées par United Migr… https://t.co/e3MIrefs0P

– VillejuifFI (@Villejuif Insoumise)

L’un des chefs de l’opération de détention

Les policiers arrivés sur les lieux “ont bloqué les entrées puis ont invité les gens à quitter les lieux, ce qu’ils ont refusé”, a indiqué à l’AFP la préfecture de police, précisant que le responsable de l’association avait été interpellé.

Interrogé par l’AFP, le parquet de Kretei a indiqué qu’un des responsables de l’opération était en garde à vue pour “humiliation d’une réunion”. “C’est un militant connu au sein des services de police pour de nombreuses actions de ce type dans des locaux désaffectés, inhabitables”, a affirmé une source proche du dossier.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés En Ile-de-France, les migrants ont été chassés de Paris

“Ces 400 personnes sont sans abri. Ils ont déjà épuisé les solutions d’hébergement temporaire (…). Afin d’éviter de dormir une énième fois dans la rue avec tous les dangers et difficultés qui en découlent, ils ont décidé d’occuper ce lieu, a fait valoir l’association. Les résidents s’engagent à maintenir la propreté des lieux et à assurer un séjour paisible dans le respect du voisinage. »

“L’aménagement de ce squat est illégal et inadapté à l’hébergement de personnes compte tenu de l’état de l’immeuble et du manque d’électricité”, a souligné la gendarmerie, précisant qu’il y a des centaines de femmes et d’enfants.

Ces migrants sont pour la plupart des exilés d’Afrique (Soudanais, Tchadiens, Ivoiriens, etc.) ou d’Afghanistan, dont plusieurs familles. Dimanche matin « environ 300 personnes [étaient] toujours en place”, dont “une quarantaine de personnes clouées au toit pour éviter l’expulsion”, a ajouté Madeleine Barato, une militante associative présente sur les lieux.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés migrants : “Déménager des camps vers les banlieues, c’est nouveau”

Le monde avec l’AFP