l’incontournable Emmanuel Macron, accompagné de plusieurs proches et élus, a suivi, dimanche 19 juin, la soirée électorale de l’Elysée. Les résultats que nous connaissons n’ont pas laissé tout le monde indifférent. Qu’est-il arrivé ? Quelles ont été les réactions ? Nous faisons le point.
Certains parlent d’une cuisante défaite pour le chef de l’Etat. Suite aux résultats des élections législatives, le groupe d’Ensemble n’a pas obtenu la majorité absolue et plusieurs ministres ont dû démissionner en raison de leur défaite dans leur circonscription. Un “échec” qui n’a pas laissé de marbre le président Emmanuel Macron, ses proches et ses partisans. A l’annonce des résultats, quelles ont été leurs réactions ? Décryptage.
Douche froide
Tout était prêt. Des écrans de télévision ont même été installés à l’Elysée pour couvrir la nuit électorale du second tour des législatives. Elizabeth Bourne, mais aussi Alexis Kohler, Edward Philip ou encore Sebastian Lecornu étaient présents pour accompagner le chef de l’Etat lors des résultats, nous apprend Libération. Un peu plus tôt dans la journée, “on le voit marcher, sans dire un mot, le visage fermé”, note Aujourd’hui en France. 20h00 grève, les résultats arrivent et c’est une douche froide pour le Président de la République.
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Pourtant, selon Libe, “certains de ses conseillers semblent abattus, dépassés par cette perspective (celle d’accueillir 89 députés RN à l’Assemblée, ndlr)”. Le journal explique aussi comment on parle de “catastrophe” en marge des ministères. Emmanuel Macron fera de lui une “bonne figure”, il tentera même de “détendre l’ambiance”. « Nous entrons dans l’étrange », commençait-il. A partir de ce moment, le chef de l’Etat a commencé à enchaîner les conversations téléphoniques.
“Il faisait déjà l’objet d’une enquête à l’époque.”
De nombreux témoins ont parlé de Libération : “A cette époque il était déjà dans l’enquête, il veut voir quel parlementaire peut coexister pacifiquement avec son groupe”, a confié le premier. Quelque temps après l’annonce, Emmanuel Macron a tenté de partager son analyse avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, notant que “dans de nombreux endroits, c’est un jeu de rien” ou que “Nyupé va s’effondrer”, a indiqué le journal. Un proche avoue même : “On ne savait pas comprendre les inquiétudes des Français”, avoue-t-il.
De manière anonyme, beaucoup diraient que le président est responsable de cet échec. “Il avait l’habitude de nous montrer qui était le chef, mais après son élection, il a complètement disparu des radars. Il a mis à Matignon un techno, incapable d’être le chef de la majorité (…), sans expliquer son choix, sans mouiller sa chemise, sans mobiliser notre camp”, raconte un témoin à la Libération.
“Ça va être difficile”
Le lendemain matin, Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, a déclaré à France Inter : “Ce sera difficile”, a-t-elle déclaré. “Il faudra de l’imagination, de l’audace, de l’ouverture. J’ai peur que le pays soit bloqué”, a poursuivi le porte-parole. Les résultats mitigés de la soirée ne semblent pas totalement absorbés. Cependant, certains, comme Elizabeth Bourne, ne voulaient pas perdre la face.
Cette dernière a dit vouloir “travailler dès demain (20 juin, ndlr) pour construire l’essentiel de l’action”. Pas d’issue pour le chef du gouvernement : “Il n’y a pas d’alternative à ce rassemblement, qui garantirait la stabilité de notre pays et poursuivrait les réformes nécessaires”, a-t-elle déclaré. Le président de la République prendra-t-il la parole dans les prochains jours ? Pour l’instant, silence radio.
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