France

Affaire Jubilé : l’examen des lunettes cassées de Dauphin relance la thèse sur les coups brutaux

l’incontournable Rapport Technique sur l’état des lunettes de Delphine Jubillar a rendu son verdict.

Nouveau rebondissement en cas de disparition de Dolphin Jubilar. Comme nous l’évoquions dans nos colonnes en février dernier, les enquêteurs attendaient depuis quelques mois les résultats d’une expertise technique pointue, mais qui pourrait s’avérer très précieuse pour d’autres enquêtes sur les lunettes de Delphine Jubular.

Dès le 7 avril, selon nos confrères du Parisien, cette expertise, confiée à des spécialistes de la Direction générale de l’armement (DGA), a rendu son verdict et a été versée au dossier. Et cela soutiendrait la thèse d’un combat brutal.

Selon ce document, les dommages constatés sur la paire de lunettes Delphine Jubillar seraient une “conséquence de forces dynamiques” qui seraient appliquées “de l’extérieur vers l’intérieur”. De plus, ils souligneraient qu’une simple chute du châssis d’une hauteur de 1,61 mètre (la taille de l’infirmière disparue, ndlr) ne pourrait pas causer de tels dégâts.

Non utilisable

La paire de lunettes ainsi cassée ne peut plus être utilisée, selon ce rapport. Un détail qui a toute son importance puisque le fils du couple affirme que sa mère portait ses lunettes lorsqu’ils regardaient la télé ensemble ce soir-là.

Liés à La Dépêche du Midi, l’avocat du cousin de Delphine Jubular, Maître Philippe Pressecq, et celui des frères et sœurs de l’infirmier, Me Laurent Nakache Haarfi, ont expliqué qu’ils n’étaient pas au courant des conclusions du rapport. “Mais si cela est vrai, je pense que tous les éléments de l’étude iront dans un sens et peut-être vers une démonstration de la culpabilité de M. Jubilar”, a confirmé Nakake Haarifi. “Nous ne gardons pas les gens en garde à vue aussi longtemps si nous n’avons pas les éléments pour permettre leur détention, surtout dans une affaire aussi médiatisée.”

Pour rappel, une branche et la monture de ces lunettes, ayant appartenu au Dauphin Jubilar, ont été retrouvées chez le couple à Canyac-les-Mines dans le Tarn.

Or, selon plusieurs témoins, cette paire de lunettes, dont les branches fonctionnent avec des pinces, a été brisée avant même la disparition de l’infirmière. C’est ce qu’a également dit Cédric Jubilar, qui a toujours nié qu’une bagarre avec sa femme ait pu éclater ce soir-là. L’une des deux branches a été retrouvée au sol près du canapé du salon début janvier par les enquêteurs. L’autre a été retrouvé sur la table de la cuisine.