France

“Au nom de l’Etat de droit, le Tribunal administratif de Paris désarme l’Etat de droit”

Du cercle droit et du débat public

Publié hier à 15:58, Mis à jour hier à 16:05

Imam Hassan Ikiussen (à gauche) en 2004. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

TRIBUNE – Des membres du Cercle “Droit et Débat Public”* – dont Jean-Eric Schötl*, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel – condamnent la décision du tribunal d’arrêter l’expulsion de l’imam Hassan Iquiussen, accusé de tenir des propos misogynes, antisémites et propos homophobes.

Malgré l’avis favorable de la commission d’expulsion, malgré la décision (rendue la veille) de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de ne pas surseoir à l’arrêté d’expulsion dirigé contre l’imam Hassan Ikiussen, le tribunal administratif de Paris le vendredi 5 août , a suspendu cet ordre.

L’expulsion a été ordonnée par le ministre de l’Intérieur au motif que M. Ickiussen, un prédicateur proche des Frères musulmans, avait tenu des propos répréhensibles sur les Juifs, les femmes et les attentats terroristes.

Lire aussi L’incroyable gâchis autour de l’expulsion de l’imam Hassan Ikuiusen

Très actif sur les réseaux sociaux (sa chaîne YouTube compte 169 000 abonnés et sa page Facebook compte 42 000 abonnés), il expliquerait à sa congrégation au fil des années, non sans parfois se contredire et entretenir l’ambiguïté d’un sermon dans un autre, par exemple, que Les musulmans qui quittent l’islam sont des collaborateurs, que les attentats ne sont pas un problème qui fait oublier l’insécurité sociale, que le massacre des Arméniens est un “pseudo-génocide”, ou que s’il…

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