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Baleine de 20 tonnes échouée sur l’île de Seine : ce que l’on sait

Une baleine d’environ 15 à 20 mètres et pesant environ 20 tonnes a été retrouvée morte sur l’île de Seine ce vendredi 2 septembre. Des hypothèses sur sa mort, ce qui va se passer : un expert du Parc marin d’Iroise répond à nos questions.

Le cétacé, mesurant entre 15 et 20 mètres, a été retrouvé mort sur l’île de Sein, plus précisément sur la petite île de Kelauru. Cette petite île inhabitée, accessible à pied depuis l’île de Seine, est située en mer d’Iroise au large de Plogof.

“Depuis plusieurs jours, nous avons des observations de plusieurs baleines dans le secteur de l’Île-de-Seine”, raconte Cécile Gickel, responsable du patrimoine naturel au Parc naturel marin de l’Yroise. “Les animaux étaient en bonne santé, en bonne condition physique et ne posaient pas de problèmes particuliers.”

“Ces animaux doivent être plus éloignés des côtes”, explique Cécile Gickel, qui analyse les raisons de la présence des cétacés autour de l’île de Seine. “Il est probable qu’avec les eaux extrêmement chaudes cet été, ils ont suivi leur nourriture.”

Selon le spécialiste, la présence de baleines dans cette zone de la mer d’Iroise est relativement rare.

Baleine de 20 tonnes échouée sur l’île de Seine : entretien avec Cécile Giquel • ©Benoit Thibaut – France Télévisions

Deux agents du Parc naturel d’Iroise sont arrivés sur les lieux ce vendredi soir pour déterminer la cause de la mort de l’animal. Pour l’instant, le cétacé est à moitié submergé, l’expertise tarde.

Les agents profiteront de la marée basse ce samedi 3 septembre à 10h10 pour accéder à l’animal.

Selon Cecil Gickel, deux hypothèses se posent pour la mort des cétacés : maladie ou collision avec un bateau. “Depuis 2019, 4 baleines se sont échouées dans la zone du parc naturel d’Iroaz. Un est mort de maladie et trois décès ont été liés à des collisions avec des bateaux. Pour le responsable du patrimoine naturel, “l’animal n’est pas en état de décomposition, il sera possible de connaître les raisons de sa mort”.

“Il ne faut pas laisser de côté la cause naturelle de la mort d’un grand mammifère marin”, explique Cécile Gickel, responsable du patrimoine naturel marin au Parc marin d’Iroise et au Service français de la biodiversité, dans notre entretien.

“La baleine est sur des cailloux et des rochers”, a noté Joss Nesius, un pompier dépêché sur les lieux depuis Cross Corsen. “Nous avons pu constater qu’il n’y avait aucune blessure visible, aucun signe de choc”, a déclaré le pompier.

“Des mesures sérieuses seront prises pour récupérer l’animal, le mettre en lieu sûr et, surtout, l’évacuer de l’île”, assure le pompier présent sur l’île de Sien, interrogé par Muriel Le Morvan et Stéphane Souviller.

Entretien avec Jos Neysius • ©Muriel Le Morvan et Stéphane Soviller

“L’animal ne peut pas rester sur l’île de Seine pour des raisons évidentes de santé publique, ni être relâché dans la mer. Sa taille présenterait un risque important de collision avec les bateaux », explique Cécile Gickel du Parc marin de l’Yroise.

Pour des raisons sanitaires et pour faciliter les services de la Préfecture Maritime qui s’emploient à remorquer l’animal jusqu’en terre ferme, la zone d’échouage est actuellement fermée au public par arrêté préfectoral.

Dans la nuit de vendredi à samedi, selon la préfecture, le corps du cétacé s’était éloigné d’une cinquantaine de mètres, mais restait insaisissable.