France

celui interpellé à Toulouse

Après neuf jours de cavale, le détenu, qui s’était évadé de la maison d’arrêt du Périgord, a été interpellé, vendredi 9 septembre, dans un appartement de Toulouse, a indiqué France Bleu Périgord. Le prisonnier de 22 ans s’est évadé le 31 août en poussant les barreaux de sa cellule vers 4 heures du matin. Il a ensuite escaladé le mur en s’appuyant sur des poutres métalliques placées pour la sécurité dans la prison.

Le jeune sera transféré à Périgueux dans les prochains jours. Un juge des libertés et de la détention a décidé ce samedi matin de l’enfermer à Toulouse pour se conformer à un mandat d’arrêt délivré contre lui par la justice. Après avoir été transféré à Périgueux, il sera déféré devant le juge d’instruction chargé de l’enquête.

Il a été découvert à Toulouse grâce aux enquêteurs de la police judiciaire de Périgeaux, explique le procureur de Périgeaux, Solen Belauar. Des policiers de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), spécialisée dans les interpellations musclées, ont surveillé l’appartement pendant plusieurs heures avant de sortir pour l’interpeller vers 18h00, a appris franceinfo.

Lors de sa fuite, afin de ne pas éveiller les soupçons des gardiens, des draps roulés ont été placés sous ses draps pour leur faire croire qu’il dormait. Les barreaux étaient remis en place et son co-détenu était même allé lui apporter un plateau de nourriture de la cantine. Les superviseurs n’ont découvert la fraude que dans l’après-midi.

Après son évasion, il a été récupéré par un ancien détenu qui l’a emmené à Toulouse, a appris franceinfo de source proche de l’enquête. Pour le retrouver, les enquêteurs ont travaillé sur des points de chute potentiels dans la ville. Le jeune homme était détenu depuis mars à la maison d’arrêt de Périgeaux après cinq condamnations pour infractions routières, négligence, violences ou possession de drogue commises hors de la Dordogne.

La police scientifique poursuit l’enquête pour savoir comment il a réussi à s’enfuir. Le juge d’instruction examine également la complicité dont a pu bénéficier le jeune, tant de la part de son co-détenu que d’autres complices potentiels extérieurs à la prison.