Le conspirateur Pierre Dion, qui nie le massacre de l’Assemblée nationale, a appris à ses dépens que la liberté d’expression a ses limites lorsqu’il a été reconnu coupable d’avoir menacé de mort le Premier ministre François Lego en ligne.
“Contrairement à ce que croient l’accusé et son avocat, ce droit à la liberté d’expression ne signifie pas qu’on peut dire n’importe quoi sur n’importe qui et encore moins menacer les gens de mort”, a déclaré le juge Sylvain Lepin dans une récente décision.
Dion, connu pour ses discours infâmes sur les réseaux sociaux, a été photographié “en colère, sombre et plein de haine” à l’automne 2020.
“Si nous devons le pendre, nous le pendrerons. […] Et je cracherai sur ta tombe si tu en as une», a déclaré l’homme de 52 ans dans une vidéo de plus de 44 minutes, dans laquelle il a largement insulté le Premier ministre du Québec.
Le juge n’a pas retenu le témoignage de Dion, qui a néanmoins juré “la main sur le cœur” qu’il était un homme non violent et qu'”il ne voudrait faire de mal à personne”.
« Sa véritable intention est de menacer et d’intimider, tout son discours est plein de menaces », a déclaré le juge Lepin devant la salle d’audience de Saint-Jérôme.
Protection blasphématoire
Le magistrat n’est pas non plus tendre avec l’avocat de la défense de l’accusé, Me Stefan Bodin.
“Interrogée sur son dossier judiciaire, la défense l’a amené à dire qu’il n’en avait pas en termes de menaces. “Le contre-interrogatoire montre sa volonté de mentir et de cacher son passé, car il a déjà été condamné pour de tels crimes”, a déclaré le juge Lepin.
Pire, Me Beaudin et Dion se livrent à une séance de “révisionnisme historique”, affirmant que Dennis Lorty n’a tué personne lors de ses agissements et le traitant de “dissident politique”.
Cependant, il s’est avéré qu’il est entré à l’Assemblée nationale du Québec armé, tuant trois personnes et en blessant 13 autres le 8 mai 1984.
“Une telle méconnaissance de l’histoire, alors que ces faits peuvent être vérifiés en 30 secondes sur Internet, démontre de l’insouciance et une tentative de déformer la vérité”, a déploré le juge Lepin.
Relié par Le Journal, Me Beaudin a raccroché.
Avez-vous des informations à partager avec nous sur cette histoire ?
Avez-vous une cuillère qui pourrait intéresser nos lecteurs ?
Écrivez-nous ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.
Add Comment