L’état d’urgence sanitaire prend fin ce dimanche 31 juillet 2022. Une nouvelle étape dans la gestion de la crise du coronavirus au niveau national. Plusieurs mesures clés sont en train de devenir des reliques du passé.
L’urgence sanitaire connaît son dernier jour ce dimanche 31 juillet 2022. Cette mesure, qui se voulait exceptionnelle, a été votée le 23 mars 2020 dans le cadre de la loi d’urgence instaurée pour répondre rapidement à la crise du Covid-19. 19.
Plus de détention ni de couvre-feu
La fin de l’urgence sanitaire marque d’abord une profonde transformation dans notre manière de gérer la pandémie. Covid est là et maintenant nous devons apprendre à vivre avec. Le gouvernement limite désormais les restrictions directes à la vie quotidienne des Français et met en place une gestion de crise sur le long terme.
Concrètement, à partir du 1er août 2022, l’exécutif ne pourra plus imposer “des mesures restreignant la liberté d’entrée et de sortie, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion”, selon le site Vie Publique. Par conséquent, il est impossible d’instaurer un couvre-feu ou un isolement. De même, les mesures « d’exigence de tous les biens et services nécessaires pour mettre fin à la catastrophe sanitaire » et de « contrôle des prix » ne peuvent plus être mises en œuvre.
Seul un vote au parlement pourra marquer le retour de ces appareils en France. Quant au port obligatoire du masque, le gouvernement pourrait décider de remettre en place la mesure par décrets, a indiqué Ouest France.
Entrée en vigueur de la loi santé
La nouvelle loi santé a été approuvée ce samedi 30 juillet par le Conseil constitutionnel. Il doit entrer en vigueur le 1er août en remplacement de l’état d’urgence sanitaire. Dans le détail, ce dernier prolonge plusieurs dispositifs de gestion de crise. Deux outils de surveillance des épidémies, SI-DEP et Contact Covid, ont été prolongés jusqu’au 30 juin et 31 mars 2023.
De même, un certificat sanitaire peut être demandé aux frontières en cas d’apparition d’un nouveau variant. Un test négatif pourra alors être exigé pour rentrer en France. Enfin, la possibilité de réintroduire des soignants non vaccinés dans les hôpitaux est ouverte. La Haute Autorité de santé (HAS) devra décider si cette mesure est appropriée d’un point de vue épidémiologique, rapporte le Sénat Public. Le 22 juillet, la HAS a rendu un avis négatif sur la réintégration des personnels non vaccinés. Vous pourrez vous reconnecter dans les prochains jours.
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