Le chef de l’Etat, en déplacement à Cherbourg, a également dit vouloir lancer une grande conférence sanitaire “dès juillet”.
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Publié le 31.05.2022 20:04 Mis à jour le 31.05.2022 21:23
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En pleine “crise systémique” du secteur de la santé, Emmanuel Macron était en déplacement mardi 31 mai à l’hôpital de Cherbourg (Manche). Le président de la République a annoncé le lancement d’une nouvelle “mission d’information d’un mois sur les soins non programmés” avant de lancer une table ronde avec “tous les acteurs de santé” (urgentistes, infirmiers, médecins généralistes, administration) “pour l’accès aux urgences et non programmés”. soins”.
“Dans les prochaines semaines, nous allons objectiver les choses et faire le point sur les lacunes existantes. Grâce à la mission, nous ferons une évaluation très précise de l’état des systèmes d’urgence », a déclaré Emmanuel Macron. Cette mission sera conduite par le responsable des urgences du CHR Metz-Thionville et le président du Samu-Urgences de France François Brown.
Au moins 120 services d’urgence ont été contraints de limiter leurs activités ou s’apprêtent à le faire, et tous les voyants sont allumés, selon le Samu-Urgences de France (SUdF). Près de 20 % des quelque 620 établissements publics et privés disposant d’un ou plusieurs services d’urgence sont concernés. Signe supplémentaire d’une crise sans précédent, 14 des 32 plus grands hôpitaux français (CHU et CHR) figurent sur cette liste.
Le chef de l’Etat a également dit vouloir lancer, “dès juillet”, une grande conférence sanitaire avec toutes les parties prenantes. Emmanuel Macron était accompagné de la nouvelle ministre de la Santé Brigitte Bourguignon.
Sur l’ensemble du territoire, l’accès aux soins urbains devient également de plus en plus difficile du fait du manque de médecins et de la saturation des Ehpad. Malgré le doublement du “nombre de centres de santé multiprofessionnels” en 2017 et des “investissements sans précédent”, notamment après le Ségur de la Santé, “les difficultés profondes rendent aujourd’hui ces métiers difficiles et peu attractifs”, souligne Elysée.
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