France

Emmanuel Macron rejette tout “repentir” et appelle à regarder le passé “avec courage”

Hommage aux morts pour la France au cimetière Saint-Eugène, dans la banlieue d’Alger, le 26 août 2022. CYRIL BEATON / DIVERGENCE POUR ‘LE MONDE’

Emmanuel Macron a évalué, vendredi 26 août, que la recherche de “vérité” et de “reconnaissance” est plus importante que le “repentir” sur les questions de la colonisation et de la guerre d’Algérie, qui empoisonnent les relations entre Paris et l’Algérie.

“J’entends souvent que sur la question de la mémoire et la question franco-algérienne nous sommes constamment appelés à choisir entre l’orgueil et le repentir. Je veux la vérité, la reconnaissance, sinon on n’avancera jamais”, a déclaré le président français lors d’un briefing à Alger au deuxième jour de sa visite à Alger.

Par ailleurs, il a visité vendredi le long cimetière européen de Saint-Eugène dans la banlieue d’Alger. Le président français et son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, se sont réconciliés jeudi après des mois de brouille diplomatique, notamment sur la question de la colonisation française (1830-1962).

Réconciliation et méditation

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Sous le soleil brûlant, M. Macron a d’abord déposé une gerbe au monument aux “morts pour la France” avant que la chorale de l’armée française ne chante la “Marseillaise” au principal cimetière colonial français d’Algérie. Le président français était accompagné du ministre de la Défense Sébastien Lecorneux et de représentants d’associations d’anciens combattants.

Il a ensuite parcouru les différents secteurs du cimetière, accompagné de l’Algérien en charge du site, parmi les pins et les cyprès, dans une ambiance calme et recueillie. Il s’est arrêté place militaire, puis longuement place juive.

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M. Macron s’est recueilli sur la tombe de l’acteur et réalisateur d’origine algérienne Roger Hanin, inhumé en 2015 sous une dalle de marbre très sobre. Il s’arrête ensuite au monument aux “trois frères, trois héros morts glorieusement pour la France” pendant la guerre de 1914-1918 : Maurice, Léon et Paul Mayer.

Le monde avec l’AFP